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La corruption et la liberté d’expression en Algérie

 
Alors que le FMI dresse un tableau positif de l’économie algérienne, les ONG Transparency International et Reporters Sans Frontières (RSF) estiment quant à elles que l’Algérie est minée par le niveau de la corruption et de la liberté d’expression.
samedi 22 octobre 2005.

Transparency International déplore le niveau élevé de la corruption en Algérie.Dans un communiqué du FMI, cité par l’APS, la mission d’experts du Fonds « a dressé un tableau positif de l’économie algérienne à l’issue d’un séjour de 15 jours » tout en estimant que « le taux de croissance devrait se maintenir autour des 5% » que « l’inflation (reste) toujours sous contrôle » et s’attend « à ce que le taux de chômage poursuive son recul ». Il est clair que l’intérêt pour le FMI, c’est la solvabilité financière de l’Algérie. Pour cette institution financière internationale, « la hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux » et « les prévisions robustes pour les exportations d’hydrocarbures » sont de nature à améliorer « la position financière de l’Algérie dans le monde ». Il souhaite que cela « représente une excellente occasion pour accélérer le rythme du développement économique et social de l’Algérie et de réduire le taux de chômage toujours élevé ».

Si le communiqué du Fonds monétaire international ne parle pas de la corruption en Algérie, il l’évoque autrement, à demi-mot, en estimant néanmoins que les « projets de loi » en cours de préparation permettront la « réduction de la corruption ».

Sur ce terrain au moins, la perception du FMI n’est pas si différente, en réalité, de celle de Transparency International qui gratifie l’Algérie d’un classement peu glorieux (97e rang) en matière de corruption. D’ailleurs, en insistant sur la nécessité de privatisation des banques publiques, source de rente, et pour le retrait de l’Etat de la sphère économique, le FMI renforce cette image donnée par TI. Une image qui provient, en fait, de la perception qu’ont les opérateurs économiques étrangers (l’économie réelle) du climat d’affaires en Algérie. C’est ce qui explique la faiblesse des IDE en Algérie en dehors du secteur des hydrocarbures.

Et quand RSF classe l’Algérie à la 129e place en matière de liberté de la presse, très loin derrière le Gabon, la Guinée, la Tanzanie, l’Angola, le Burkina Faso..., cela n’est pas fait pour arranger l’image du pays.

Synthèse de Souad
D’après le Quotidien d’Oran