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Bouchaïr interpelle Yazid Zerhouni

 
Chargé de la surveillance des conditions de déroulement de l’élection présidentielle, Bouchaïr a mis du temps avant de considérer les plaintes de différents candidats quant aux dépassements qui sabordent la bonne marche de leur campagne électorale.
samedi 3 avril 2004.

Gardant le silence pendant plusieurs jours, Saïd Bouchaïr s’est enfin exprimé ce jeudi. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, chaîne III, il a constaté les incidents qui ont émaillé çà et là la campagne.

Comme le ministre de l’Intérieur précédemment, Bouchaïr a minimisé leur ampleur en évoquant “quelques irrégularités enregistrées.” Cependant, quel que soit le nombre de ces dépassements, les clauses du contrat qu’il a signé l’obligent à les prendre en compte et à réagir. “J’ai contacté le ministère de l’Intérieur afin que des dispositions soient prises pour veiller à ce que ces actes ne soient pas réédités”, a révélé Bouchaïr. Il a en outre affirmé avoir donné instruction pour la tenue de réunions entre les coordonnateurs locaux des commissions et les représentants des candidats au niveau de chaque wilaya.

Qu’en sortira-t-il ? Sans doute pas grand-chose dès lors que les services de sécurité, uniquement, sont en mesure d’assurer la sécurité de la campagne. Or, jusqu’à maintenant, il a été donné de constater que les services de police sont impassibles. Résultat, c’est la neutralité de l’administration qui est aujourd’hui remise en cause.

Que fera Zerhouni ? Directement impliqué dans l’organisation du scrutin, le ministre de l’Intérieur est aussi connu pour être un partisan du Président-candidat. D’où les grands soupçons qui pèsent sur lui et les doutes légitimes quant à son impartialité. De même, les commissions de surveillance des élections sont très souvent désignées comme des caisses d’enregistrement, cautionnant fraudes et dérives.

S.L., Liberté