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Le FLN se rêve en locomotive de l’Algérie

 
Le paysage politique en Algérie semble paralysé par le manque de visions stratégiques chez l’opposition ; du pain bénit pour le FLN et son président, Abdelaziz Belkhadem, qui tente de faire changer les lois qui régissent la gouvernance du pays.
mardi 1er novembre 2005.

Abdelaziz BelkhademLes autres partis politiques ne se montrent pas imaginatifs et semblent frappés de stérilité mentale, à un point tel qu’aucune contre-proposition, aucune réflexion sérieuse, enrichissante n’est venue troubler le cavalier seul de Belkhadem. Pourtant, les demandes du Front ne sont pas des moindres.

Elles touchent à des textes théoriquement déterminants dans la gouvernance de l’Algérie puisqu’elles envisagent la révision de la Constitution, du code électoral et des codes communal et de wilaya. Bien que l’expérience ait démontré que dans notre pays les premiers à piétiner les textes sont ceux-là même qui les mettent en place.

Le FLN sera-t-il un appareil au service du système ou bien sera-t-il un parti politique dans le véritable sens du terme ? Obéira-t-il à la volonté « d’en haut » qui, parfois, pour ne pas dire souvent, colle à celle de l’étranger, ou reflétera-t-il enfin les aspirations profondes de la nation ? Se mettra-t-il au service des décisions désastreuses pour les intérêts du peuple, particulièrement du petit peuple, ou se mettra-t-il enfin dans la tranchée de ceux qui le méprisent lorsqu’ils ne l’écrasent pas... sans état d’âme ? Le FLN se doit de tirer les leçons des résultats des derniers scrutins en Algérie.

Hormis le FFS en Kabylie, le FLN n’a pas d’adversaires à sa taille dans le champ politique en Algérie tel que configuré actuellement. Cependant, peut-on sérieusement croire en la force du FLN quand il s’avère qu’il ne pèse pas très, très lourd dans « les équilibres nationaux » ? Et si jamais il recouvrait toutes ses forces, travaillerait-il à la disparition de ces équilibres anticonstitutionnels pour n’en consacrer qu’un seul : la force de la loi et non plus la loi de la force ? Dans cette condition, il s’inscrirait en droite ligne dans la volonté nationale, et l’on peut d’ores et déjà lui prévoir, sans erreur possible, la réussite au bout.

Synthèse de Rayane
D’après le Jeune Indépendant