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Le syndicat Air Algérie s’insurge

 
La section technique du syndicat UGTA d’Air Algérie dénonce les attaques de certains responsables du gouvernement contre leur entreprise.
dimanche 6 novembre 2005.

Le syndicat UGTA d'Air Algérie s'inquiète de l'éventualité de la privatisation de l'entreprise.Le secrétaire général d’entreprise est, à ce titre, interpellé afin de « saisir les autorités compétentes ». Connus pour leur engagement implacable dans la préservation du pavillon national dans le giron étatique, les « maintenanciers » d’Air Algérie n’hésitent pas à enfoncer, encore, le clou en accusant « un ministre de la République ».

Sans le citer nommément, le syndicat s’adresse de toute évidence à Chakib Khelil, qui, disent-ils, « menace d’ôter le marché parapétrolier (détenu actuellement par Air Algérie) au profit d’une compagnie étrangère ». « Ce responsable ignore-t-il que Air Algérie sera bientôt séculaire et qu’elle a convenablement honoré ses engagements avec les pétroliers depuis 1962 ? », s’interroge le syndicat.

Les travailleurs de Sonatrach, exerçant dans les champs pétroliers du Sud, sont transportés par Air Algérie sous la formule charter. La question de la compétence est par ailleurs largement étalée dans le courrier. Dans ce chapitre, les syndicalistes techniciens tiennent à rappeler « le savoir-faire et la dextérité des maintenanciers algériens, reconnus par les différents constructeurs et grandes compagnies à travers le monde ». « Réaliser les grandes visites de type 5 avec des vols d’essais concluants n’est pas chose aisée.

S’adapter à la nouvelle technologie par la prise en charge effective du renouvellement de la flotte n’est pas à la portée de n’importe quelle compagnie », poursuit le syndicat, en évoquant la base de maintenance dont l’investissement est évalué à 123 millions de dollars.

Synthèse de Mourad
D’après El Watan