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L’Algérie lutte contre les stupéfiants

 
L’Algérie renforce sa lutte contre le trafic de stupéfiants et les grosses saisies des services de sécurité confirme le caractère très lucratif d’une activité dangereuse qui attire de plus en plus de jeunes algériens.
lundi 14 novembre 2005.

Importante saisie de stupéfiants en Algérie.L’augmentation des saisies de cannabis inspire un sentiment mitigé chez les différents intervenants investis dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Car si cette tendance à la hausse prouve l’implication soutenue des services de sécurité, elle reflète à travers les grosses quantités saisies en Algérie, un marché en pleine expansion. En témoignent les chiffres présentés hier à la presse par Salah Abdenouri, directeur général adjoint à l’Office national de lutte contre le trafic et la consommation des stupéfiants (ONLS).

Du 1er janvier au 30 juillet de cette année, 8 tonnes de résine de cannabis ont été interceptées par les services de police, de gendarmerie et des douanes. Selon les pronostics de l’office, il est prévu la saisie d’une quantité identique durant le second semestre. Ce qui portera l’ensemble des consignations à 16 tonnes, soit 4 tonnes de plus qu’en 2004. “Entre 2001 et 2004, les quantités saisies ont augmenté de 100%”, révèle M. Abdenouri.

Durant l’année 2003, quelque 6 000 affaires de drogue ont été jugées par les tribunaux. Auparavant, les forces de répression étant engagées sur le front de la lutte contre le terrorisme, elles ont fait montre de négligence dans le démantèlement des filières de trafic de drogue. C’est en tout cas l’explication du responsable de l’ONLS. Leur retour à leurs missions originelles ne les dispense pas pour autant des difficultés.

Au niveau interne, la paupérisation de la société attire dans le giron des gros barons des recrues de plus en plus jeunes. “85% des interpellés ont moins de 35 ans”, assure M. Abdenouri. Sur le plan externe, la perméabilité des frontières a fait de l’Algérie une zone de transit parcourue par des commis d’un genre particulier, comptant parmi les immigrés clandestins d’Afrique noire qui, souvent, monnayent leur passage vers l’Europe par le transport de capsules de cocaïne. Par ailleurs, notre pays jouxte une zone de production très prospère qu’est le Maroc.

Synthèse de Rayane
D’après Liberté