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La Banque d’Algérie dévoile sa politique monétaire

 
Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a exposé sa politique monétaire devant les députés de l’APN, en mettant en avant les conclusions des opérations de contrôle des établissements financiers algériens.
jeudi 17 novembre 2005.

Le gouverneur de la Banque d'Algérie expose sa politique monétaire.Les interventions des députés durant les débats qui ont suivi la présentation de la politique monétaire de la Banque d’Algérie, ont toutes été axées sur cette question et notamment sur les scandales financiers et sur les dysfonctionnements du système bancaire. Le renforcement des mécanismes de contrôle et d’alerte en 2004 par le biais de l’application des dispositifs de l’ordonnance 03/11 du 26 août 2003 s’est soldé, selon Mohamed Laksaci par la découverte de nombreux dépassements en 2004. Des dépassements dus, entre autres, au non-respect des règles organisationnelles. Au total, six banques ont été mises sous contrôle par la direction générale de l’inspection générale de la Banque d’Algérie alors que le contrôle des opérations du commerce extérieur a touché neuf établissements financiers.

En parallèle, des enquêtes spéciales ont concerné quatre autres établissements et une évaluation des portefeuilles a été faite pour cinq banques publiques. Des défaillances en matière d’allocation de crédits ont été également constatées alors que 55 interventions avec enquêtes sur place (au niveau des agences) ont été menées par les inspecteurs de la Banque d’Algérie qui ont, par ailleurs, dénombré 9 178 fausses domiciliations (contre 3 497 en 2003) sur 31 575 domiciliations contrôlées. Face à cette situation, le gouverneur de la Banque d’Algérie n’a pas manqué d’exhorter les banques à poursuivre leurs efforts en intensifiant le contrôle sur le plan interne et dans la gestion des risques et ce, après avoir souligné qu’au total 31 271 chèques ont été soumis à la vérification pour un montant de 18 milliards de dinars et dont 5 805 ont été bloqués (des chèques sans provision généralement).

Aussi, 417 lettres de rappel à l’ordre et demandes de justifications ont été adressées aux banques. Certains dossiers ont même été soumis au comité financier pour statuer. En somme, le situation de la scène bancaire et financière nationale composée, faut-il le noter à fin 2004, de 29 établissements avec 1 183 agences et annexes dont 90% appartient au secteur public est loin d’être reluisante. D’où la nécessité d’accélérer le processus de la modernisation du secteur.

51,7 milliards de dollars. Tel est le montant des réserves de change enregistré en Algérie entre janvier et septembre 2005 contre 43,1 milliards de dollars en 2004. Le taux de croissance financière a atteint 6,7 % durant le premier semestre de l’année alors que l’allocation des crédits pendant la même période a connu une évolution de 12%. L’inflation des prix de l’ordre de 2,2% a régressé de 2,2% entre janvier et septembre 2005 par rapport à la même période de l’année écoulée.

Synthèse de Kahina
D’après la Tribune