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L’Algérie réagit à la loi du 23 février

 
La signature du traité d’amitié entre l’Algérie et la France risque d’être remise en cause, estiment les députés algériens lors d’un débat au dans l’enceinte de l’APN.
mardi 6 décembre 2005.

La signature du traité d'amitié entre l'Algérie et la France est en suspend.Trois jours après le rejet par le Parlement français de la proposition du parti socialiste d’abroger l’article 4 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN), réuni hier sous la présidence de M. Amar Saïdani, a exprimé son indignation face à l’attitude des membres de l’Assemblée nationale française : « En faisant l’apologie du fait colonial, usant de contrevérités et versant dans le négationnisme de la même manière que cela a été fait dans le traitement d’autres tragédies perpétrées ici et là dans le monde, cette loi va à contresens des valeurs de justice et des principes universels dont la nation française s’est pourtant faite le défenseur et le porte-étendard ».

Le bureau de l’APN soutient que le système colonial en Algérie « ne peut s’enorgueillir d’aucun rôle positif, son oeuvre accomplie étant d’abord celle d’un génocide identitaire qui a fait perdre aux Algériens jusqu’au dernier repère de leur appartenance à la nation algérienne sous le joug d’une domination politique et militaire ». Et de rappeler que « la présence française en Algérie a été, avant tout, synonyme de spoliations de toutes sortes, de dépossession de populations entières de leur personnalité, de leurs terres et de leurs biens, d’expatriations collectives, de bannissements, d’humiliations individuelles et collectives, de déculturation et d’acculturation généralisées, de répression, de déracinements, de génocides, de crimes contre l’humanité indescriptibles et irrémissibles, d’exterminations, de tortures[ ] ».

Le bureau de l’APN estime aussi que « la présence française en Algérie a été marquée par les essais nucléaires, chimiques et bactériologiques dans le Sahara algérien, sans considération pour les effets désastreux sur la population ». Par ailleurs, estiment les députés, « cette loi est hautement dommageable » au processus en cours de préparation du traité d’amitié entre les deux pays, la France et l’Algérie.

Synthèse de Souad
D’après La Tribune