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L’ambassade d’Algérie en France répond

 
L’ambassadeur d’Algérie en France, saisi par les représentants des candidats MM. Ali Benflis et Saïd Sadi au sujet des conditions de déroulement du scrutin en France, leur a adressé des correspondances apportant les précisions et les éclaircissements suivants :
mardi 6 avril 2004.

Transport par bus des citoyens vers les centres de vote
Cette facilité, qui répond aux souhaits de nos ressortissants éloignés des centres de vote d’exercer leur droit de vote, a été utilisée lors des précédents scrutins. Pour les présidentielles de 2004, des responsables d’associations et des membres de groupements socioprofessionnels ont, avec insistance, sollicité les représentations consulaires pour que soient reconduites les dispositions pratiques mises en place lors des précédents scrutins.

Les consuls généraux et les consuls ont indiqué aux organisateurs, toutes sensibilités politiques confondues, que les frais de transport pouvaient être au moins partiellement remboursés a posteriori et que les consulats ne s’impliqueraient ni dans l’affrètement des bus, ni dans l’organisation du transport, ni dans la gestion matérielle de l’acheminement des électeurs. Dans les limites citées, les facilités de transport ont été mises en place en étroite concertation avec les représentants des candidats. La contribution de l’administration consulaire à ces opérations de transport répond au seul souci d’atténuer la contrainte que constituent pour nos concitoyens l’étendue des circonscriptions électorales et la faible densité des bureaux de vote par rapport aux normes de proximité minimales.

Dans le Midi et le Nord de la France, certaines associations, qui ont pris l’initiative d’affréter des bus, ont par commodité, donné rendez-vous aux électeurs devant les mosquées. S’agissant du comportement partisan de certains de nos ressortissants à bord des bus affrétés ou dans la proximité des bureaux de vote, les représentations consulaires ne sont tout simplement pas habilitées à intervenir dans un sens ou dans l’autre. En revanche, à l’intérieur des enceintes consacrées au scrutin, elles veillent au strict respect de la neutralité et de la réserve prescrite par la loi.

Urnes
Celles utilisées par certains consulats, bien que non transparentes, répondent cependant aux normes prévues par les textes réglementaires. Elles ont d’ailleurs été utilisées régulièrement depuis les élections présidentielles de 1995.

Ces urnes sont quotidiennement scellées et surveillées jour et nuit par les représentants des candidats durant toute la période du scrutin et jusqu’au dépouillement.

Listes électorales
Un citoyen ne peut exercer son droit de vote que s’il est inscrit sur la liste électorale. De nombreux ressortissants nouvellement immatriculés ou ayant atteint 18 ans le jour du scrutin, le 8 avril, n’ont pas répondu dans les délais légaux pour leur inscription lors de la période de révision exceptionnelle des listes. De ce fait, ils ne peuvent malheureusement pas y figurer.

Participation au scrutin
Des orientations ont été données aux consulats généraux et consulats pour qu’ils communiquent le nombre de votants quotidiennement aux représentants des candidats si ces derniers en font la demande. Les représentants des candidats ont par ailleurs toute latitude, dans le cadre de leur mission d’observation, de procéder au pointage des votants.

Paris, le 5 avril 2004

Source : Le Matin