Le Matin obtient un sursisL’Inspection des impôts de Belouizdad, à Alger, a finalement accepté le principe d’engager le « dialogue » et de répondre aux explications demandées par Le Matin.
dimanche 7 mars 2004.
Un rendez-vous est fixé pour aujourd’hui avec le direction du journal afin, d’un côté, « tirer au clair » les zones d’ombre constatées dans le contenu de la mise en demeure qui a été adressée le 29 février dernier par l’inspection en question à M. Benchicou, gérant du Matin et, de l’autre, trouver une solution aux impôts exigés à l’entreprise. Cette décision de revenir aux pratiques d’usage en matière de gestion de ce genre de conflits est intervenue à la suite de la correspondance qui a été envoyée hier par M. Benchicou au receveur des impôts de Belouizdad lui demandant « des explications sur l’énigmatique mention de pénalités contenue dans la mise en garde et des détails sur le montant exigé par ses services ». Tout en réaffirmant « sa disponibilité à trouver les meilleures voies et moyens pour régler le différend qui oppose le journal à l’administration fiscale, et ce, dans le cadre de la loi et de la réglementation en vigueur », le directeur du Matin a exprimé dans sa lettre l’engagement du journal d’uvrer également à une solution négociée tenant compte des capacités financières de l’entreprise.
Concernant l’imposition de la personne physique, M. Benchicou a déjà demandé dans sa lettre, adressée hier à l’Inspection des impôts, des explications quant à la teneur de la mise en demeure et à la confusion entretenue entre l’imposition exigée au gérant et les mesures décidées à l’encontre de l’entreprise comme personne morale.
Indépendamment de ce redressement fiscal imposé au journal pour l’exercice de quatre années, Le Matin paye, rappelons-le, chaque année plus de deux milliards de centimes aux impôts. Cependant, nous nous réjouissons au Matin que l’administration fiscale revienne à la sérénité qui l’a toujours caractérisée.
Y. R., Le Matin |
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