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L’espoir renaît en Algérie

 
De retour en Algérie, Abdelaziz Bouteflika promet de poursuivre la mise en œuvre de son programme de relance économique, de réformes des structures de l’Etat et de restauration de la paix.
lundi 2 janvier 2006.

Abdelaziz Bouteflika se dit engagé à sortir l'Algérie du marasme économique.A ce titre, le choix des personnes pour l’accomplissement de cette mission, doit être des plus rigoureux. Il y va de l’avenir d’une nation meurtrie par près d’une dizaine d’années de crise sans précédent, avec son lot de tragédie, de dilapidations, de détournements et de corruption qui a coûté cher à l’Etat et à ses institutions en crédibilité et en confiance. Il s’agit aussi de reconstruire tout cela. Le peuple adhère à un programme, mais aussi à l’Etat lorsqu’il est dignement représenté à tous les niveaux de responsabilité. Si la responsabilité du choix des commis de l’Etat incombe à l’Etat, il revient aux partis de séparer le bon grain de l’ivraie dans le choix des candidats aux mandats électifs nationaux et locaux.

L’année 2006 s’annonce donc plus une année économique que politique, en raison des urgences, des priorités et du retard cumulé tout au long des années de crise et de tragédie qui ont bloqué toute dynamique de développement et de croissance en Algérie. Au-delà des réformes institutionnelles engagées et qui se poursuivent cette année, le renforcement de l’Etat, de ses structures, de ses prérogatives notamment en matière de contrôle et de régulation, l’avènement d’un contre-pouvoir est vital pour, d’une part, garantir les équilibres politiques nécessaires à l’émancipation de la société mais surtout essentiels pour la constitution d’une classe politique crédible, imaginative et responsable ainsi qu’une société civile libérée des tutelles et du réflexe clientéliste. L’état de la scène politique nationale et du mouvement associatif, explique en fait l’essentiel des inquiétudes des Algériens pendant la maladie du Président.

Les compétences existent en Algérie mais elles sont souvent recluses à l’ombre de bon nombre de médiocrités médiatisées à outrance. Seule une réelle émancipation sociale des pesanteurs d’une administration bureaucratique et du chantage d’un système de clientélisme peut favoriser l’expression de ces compétences politiques, managériales, artistiques et créatives pour devenir le vivier de la nation et le levier de son économie et le moteur de ses dynamiques salutaires.

Synthèse de Rayane
D’après la Tribune