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Algérie-France : Chirac optimiste

 
Les relations entre l’Algérie et la France doivent prendre un nouvel élan et servir au mieux les intérêts des peuples des deux pays.
jeudi 12 janvier 2006.

L'avenir du traité d'amitié entre l'Algérie et la France reste incertain.Le président français Jacques Chirac est favorable à une relation nouvelle qui sera « de l’intérêt de tous. Il faut souligner que ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat français revient sur les relations algéro-françaises. Jacques Chirac a eu, à plusieurs reprises, à intervenir publiquement ou par le biais d’échanges épistolaires avec le président algérien, notamment après la controverse, conséquence de l’adoption par l’Assemblée française de la loi du 23 février dont l’article 4 dispose du rôle positif de la colonisation.

Dès lors, la signature du traité d’amitié entre l’Algérie et la France visant à traduire le partenariat d’exception a été repoussée, la polémique sur cette question s’étant quasiment installée dans la durée.

Cela, en dépit des récentes déclarations de M. Chirac, appelant à l’apaisement et même à revoir la loi, partant du principe fondamental qu’il n’était pas dans les prérogatives d’un Parlement d’écrire l’histoire. Que cette mission reste dévolue aux seuls historiens. Rappelons aussi que le président de la République, M. Bouteflika, était sorti de sa réserve et avait déclaré que la loi adoptée par l’Assemblée française constituait « une cécité mentale, proche du révisionnisme ».

D’autre part, ce texte a suscité l’ire d’une partie de la classe politique française, dont le PS, lequel, ayant échoué dans l’amendement de la loi, a tout bonnement demandé son abrogation. Quant à Bernard Stasi, président de l’Association France-Algérie, il a déclaré que le texte en question représentait une « régression intellectuelle et diplomatique. Elle révèle, selon lui, « un complexe qui n’a rien à voir avec la grandeur d’une nation suffisamment sûre d’elle pour assumer sereinement les pages sombres de son histoire sans essayer de les réécrire à l’encre positive ».

Synthèse de Ahlem
D’après la Tribune