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La déperdition scolaire en Algérie s’aggrave

 
Le phénomène de déperdition scolaire en Algérie explose et d’après les spécialistes, ce sont plus de 500 000 élèves qui sont exclus annuellement de l’école algérienne.
samedi 21 janvier 2006.

Mme Barki propose de créer une école de deuxième chance en Algérie pour soutenir les victimes de l'échec scolaire.Les résultats d’une enquête réalisée par le Centre de recherche CENEAP, durant les trois derniers mois de l’année dernière, pour le compte de l’association Iqraa, ont été révélés lors d’une journée d’étude sur la déperdition scolaire, organisée jeudi dernier à l’hôtel Mouflon d’or à Alger, à l’initiative de cette même association, engagée dans la lutte contre l’analphabétisme depuis le début des années 90.

L’enquête indique que pas moins de 500 000 élèves sont exclus annuellement du système scolaire. Le même chiffre annoncé précédemment par le Conseil national économique et social (CNES). Consultant au CENEAP, M. Mohammed Saïd Merad, précise que 30% des élèves du primaire fuient l’école à cause des programmes, 50% de ceux âgés entre 11 et 14 pour difficultés de concentration et plus de 60% des élèves âgés de plus de 14 ans ont des problèmes avec les enseignants.

Au delà des problèmes de pauvreté, d’instabilité familiale et d’éloignement, le représentant du CENEAP estime que les causes de la déperdition scolaire sont à chercher à l’école même : « il y a urgence à ouvrir de vrais chantiers sur les vrais problèmes de l’école ; les défaillances du système éducatif, la qualité de l’enseignement, les programmes,etc... Il semble aujourd’hui que l’école n’est plus une source de promotion sociale » soutient-il. Près de 75% de ces jeunes exclus aspirent à une réussite professionnelle, mais beaucoup parmi eux ne peuvent ni reprendre une scolarité normale ni suivre une formation professionnelle.

L’association Iqraa « se trouve face à des demandes de plus en plus importantes de jeunes exclus du système scolaire en quête de formation pour la consolidation de leurs connaissances générales et la réalisation de projets professionnelles » confie sa présidente Mme Barki. Que faire pour les aider à réussir ce qu’ils ont raté par le passé ? Mme Barki lance l’idée de créer une école de deuxième chance en Algérie. Un dispositif qui a donné de bons résultats en France.

Synthèse de Souad
D’après la Tribune