Sadi, Benflis et Djaballah :“Nous empêcherons le hold-up électoral”Le fait est gravissime et ses conséquences imprévisibles : Les candidats Ali Benflis, Saïd Sadi et Abdellah Djaballah affirment, formels, que le cercle présidentiel, par le truchement du ministre de l’intérieur, s’apprête à commettre un véritable complot contre la volonté populaire, jeudi prochain, jour du scrutin pour l’élection du futur président de la république.
mercredi 7 avril 2004.
Aussi, ce clan compte annoncer une victoire du président- candidat, M. Bouteflika, avec un taux variant entre 53 et 55% des suffrages, peu de temps avant la clôture de l’opération de dépouillement des bulletins de vote et la rédaction des procès-verbaux. Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion, initialement prévue, hier, mais finalement tenue tard dans la soirée de lundi chez Benflis et poursuivie chez Djaballah, les trois postulants à la magistrature suprême, citant des sources crédibles, affirment “avoir été informés de la volonté manifeste du cercle présidentiel d’annoncer la victoire du président-candidat au premier tour avec un taux variant de 53 à 55%”. En guise d’arguments, les trois signataires soutiennent que les premiers détails de “ce complot” ont été esquissés dans l’émission Souar oua Ara’a, lundi soir, sur l’Unique. Face à ce qui s’apparente à un véritable coup de force électoral, voir une usurpation de la volonté populaire, les trois candidats qui dénoncent d’ores et déjà “le complot” annoncent qu’ “ils ne reconnaîtraient pas de tels résultats” car, expliquent-ils, “ils constitueraient une agression caractérisée contre la volonté de la nation et une violation de la constitution et de la loi électorale”. Pour parer à ce hold-up, ils appellent les institutions de la République chargées de veiller au respect de la Constitution, à la sécurité et à l’ordre public à “arrêter le complot”. La grande muette est-elle donc interpellée ? Si elle n’est pas citée nommément, il n’en demeure pas moins qu’en faisant référence aux institutions chargées de veiller sur la Constitution et la sécurité, les rédacteurs du communiqué laissent entendre qu’elle est concernée et en premier lieu. Dans le même registre, ils tiennent à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences, disent-ils, qui découleraient de “ces comportements”. Des comportements pouvant conduire à des dérapages et dont ils font endosser l’entière responsabilité au président-candidat. “Le président-candidat endosse l’entière responsabilité quant aux éventuels dérapages qui découleraient de l’usurpation de la volonté populaire”, écrivent-ils. Par ailleurs, ils appellent tous les militants et les citoyens à la “mobilisation” et à la “vigilance” pour barrer la route, disent-ils, à toute forme de complot contre la volonté populaire. Enfin, ils réitèrent qu’ils “assumeront leur responsabilités” et resteront déterminés et fidèles pour défendre la volonté populaire par “tous les moyens pacifiques”. Décidément, le prochain scrutin ne s’annonce guère sous de bons auspices. K. K. Le Communiqué des trois “De source sûres, les trois candidats ont pris connaissance de l’existence chez le clan du président-candidat d’une volonté avérée à annoncer sa victoire dès le premier tour avec un pourcentage oscillant entre 53 et 55%. La première partition de ce complot a débuté avec l’émission Images et opinions, diffusée par la télévision nationale dans la nuit du lundi 5 avril 2004.
“Tout en dénonçant dès à présent ce complot, nous :
Les candidats à l’élection présidentielle 2004 : Saâd Djaballah Abdallah, Ali Benflis, Saïd Sadi. Traduction R. N., Liberté |
Divertissement
|
