Hécatombe chez les banques privées en AlgérieLa réforme bancaire en Algérie s’annonce difficile au vu du grand nombre d’échecs, d’imperfections et autres liquidations ayant touché les banques privées algériennes.
lundi 6 février 2006.
C’est la crédibilité des institutions financières algériennes qui prend un sérieux coup. Il sera très difficile en effet, de regagner la confiance des petits déposants. Selon des experts de la finance, le taux de bancarité a dramatiquement chuté durant l’année 2005 qui a été incontestablement la plus « fertile » en scandales et retraits d’agrément. Il est clair aussi que l’image du système financier algérien ne sera pas reluisante chez les investisseurs étrangers auxquels il a été reproché un manque d’engouement pour le marché algérien, malgré toutes les facilités qui leur sont accordées. Alors que la descente aux enfers des banques privées se poursuit, le système bancaire national se donne en spectacle sur les places financières internationales. Ces nombreuses imperfections sont en partie à l’origine de la faillite. Vu ce type de gestion, personne ne peut prévoir le devenir du paysage bancaire algérien. Sera-t-il entièrement public, entièrement privé ou l’Etat gardera-t-il un groupe bancaire public puissant ? Depuis 2003, cinq banques agréées - Khalifa Bank, la Banque commerciale et industrielle algérienne (Bcia), la Compagnie algérienne de banque (CA Bank), Mouna Bank et Arco Bank— ont été dissoutes au même titre que deux établissements financiers (Union Bank et Algerian International Bank). Le paysage bancaire algérien ne compte plus désormais que 18 banques (dont les six grandes banques publiques) et cinq établissements financiers. Le secteur financier ne s’est pas contenté de ces défaillances en cascade. Il a révélé ses secrets par des scandales financiers liés à des détournements et à des malversations. Synthèse de Souad
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