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Crise du logement en Kabylie

 
La crise du logement en Kabylie ne semble pas connaître de fin dans la mesure où l’état tarde à lancer les projets de construction de logements sociaux prévus de longue date.
mardi 28 février 2006.

La Kabylie manque de logements sociaux.En Kabylie, chacun espère posséder sa propre maison et ce n’est que justice, d’autant plus que dans ces nombreux villages des hauteurs, l’Etat n’a pas pu construire ou n’a pas prévu de constructions à usage d’habitat. Aussi, les édifices qui y sont élevés, le sont-ils par les habitants eux-mêmes et souvent de façon anarchique et quelque peu agressifs envers l’environnement.

Dans beaucoup de villages de Kabylie, des sortes de bunkers sont érigés par notamment des émigrés qui, certes, ont quelques ressources, mais un peu moins d’idées. Ces émigrés, voulant « copier » quelques constructions rencontrées au hasard de leurs pérégrinations en Europe, sont arrivés, au fil des ans, à monter de véritables bunkers sans âme. D’autres, plus avisés, ont eu recours aux architectes. Aussi, il n’est pas rare de voir dans les hameaux et villages de magnifiques demeures coquettes et agréables jurant avec l’entourage.

Cependant, dans toute cette boulimie de la construction, on peut noter le fait que, pratiquement toutes les maisons ne sont pas finies et les éternels chantiers défigurent le paysage. C’est que les matériaux de construction existent, certes, sur le marché et en quantité, mais les produits semblent extrêmement chers. Le ciment étant cédé à 600 DA le quintal, sans compter le transport, et la brique à 20 DA l’unité, alors que la pierre, et surtout le sable, sont à des prix astronomiques.

A cela, il y a lieu d’ajouter le coût de la main-d’oeuvre avec le maçon et les ouvriers qui, carrément, déplument le constructeur. Se construire une maison, c’est réaliser le rêve de toute une vie, mais de plus en plus ce rêve est interdit aux couches moyennes. Autant dire que, dès même lors qu’on envisage ce genre de projet, c’est le cauchemar au quotidien.

L’Etat apporte une aide à certaines catégories de citoyens, notamment les plus démunis, avec le projet de l’autoconstruction, mais cette aide, elle-même, est souvent nettement insuffisante pour démarrer un chantier pour la construction de quatre pièces notamment. Aussi, la majorité des citoyens se rabattent-ils sur le marché de l’immobilier à la recherche de location. Une location qui devient, en plusieurs endroits, de plus en plus inabordable. En ces moments où les horizons semblent difficiles malgré l’annonce par l’Etat de la construction de plusieurs milliers de logements, les citoyens se demandent de quoi demain sera fait.

Synthèse de Rayane
D’après l’Expression