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Algérie-Russie : renforcer la coopération

 
La visite en Algérie du président russe Vladimir Poutine attendu à Alger ce jeudi, devrait permettre aux deux pays de réaffirmer leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales.
lundi 6 mars 2006.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine.Poutine répond ainsi à une invitation de son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, qui avait effectué une visite officielle en Russie en avril 2001. Les relations algéro-russes, quelque peu en arrière plan, ont repris de la vigueur comme en témoigne la visite effectuée à Alger, avant-hier, par Alexiey Koubrine, ministre russe des Finances.

L’envoyé spécial du président de la Fédération de Russie a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika. On peut estimer que, hormis les relations bilatérales, l’armement, le gaz et les positions partagées vis-à-vis des questions internationales de l’heure, seront à l’ordre du jour comme il sera question, à l’évidence, de la dette. Poutine, qui sera à Alger le 9 mars prochain, poursuit son entreprise de redonner à la Russie sa dimension de grande puissance et aura à coeur de replacer la Fédération de Russie à la place d’allié traditionnel de l’Algérie. Jusqu’en 1990, c’était Moscou qui s’occupait d’équiper les armées algériennes et de former des officiers militaires de haut niveau.

La période de « flottement » comprise entre 1990 et 2002, avait relégué les relations bilatérales entre Alger et Moscou avec un impact certain sur la coopération entre les deux pays. En fait, et pour des raisons stratégiques, autant que politiques et économiques, Moscou et Alger ont marqué une longue pause. La Russie, après l’éclatement de l’Union des Républiques socialistes soviétiques, se retrouva à quelque chose près, dénuée de tout et, hormis ses grandes capacités militaires et ses énormes ressources énergétiques, obligée de repartir à zéro. A partir de là, Moscou s’est surtout concentré à récupérer ses créances auprès des pays amis, dont l’Algérie, qui devait à Moscou plusieurs centaines de millions de dollars.

Moscou veut, cette fois-ci, non pas récupérer son argent, mais investir en Algérie et pénétrer en force le marché algérien en constante évolution. Il y a quelques jours, en pleine crise gazière, la Russie et l’Algérie ont convenu de développer une coopération tous azimuts en matière de prospection, d’extraction, de transport, de traitement et de commercialisation du gaz naturel. L’information a été donnée à la mi-février par la compagnie Gazprom à l’issue de la visite d’une délégation du géant gazier russe en Algérie, et diffusée à Moscou par l’agence Ria-Novosti. Aussi, la venue à Alger du président russe sera l’opportunité pour les deux pays, qui ont une longue tradition d’amitié et de coopération, de mettre à jour des relations que les conjonctures nationales et internationales avaient relativisées.

Synthèse de Samir
D’après l’Expression