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L’Algérie au féminin

 
En Algérie, les moeurs ont considérablement évolué mais les femmes rencontrent encore des problèmes socio-économiques et la question de leur statut demeure entière.
mercredi 8 mars 2006.

La femme algérienne brille dans les sciences et les sports, y compris le karaté...La participation des femmes à l’activité professionnelle en Algérie est encore faible, indique une enquête établie par l’Office national des statistiques (ONS). L’écart d’activité entre les hommes et les femmes « est bien mis en évidence à travers les taux des actifs, qui est chez les hommes, âgés de 15 ans et plus, de 69,2% alors qu’il n’est que de 12,4% parmi les femmes de la même tranche d’âge ».

La plus forte proportion d’actives (22,3%) parmi les femmes est observée au niveau de la tranche d’âge 25 à 29 ans, selon la même enquête, qui ajoute qu’à partir de 30 ans, les femmes commencent à cesser l’activité professionnelle. Par ailleurs, « presque les deux tiers des femmes sont occupées dans le secteur du commerce et des services ». Le plus souvent, d’ailleurs, il s’agit même de femmes divorcées ou séparées. Le secteur de l’industrie occupe la seconde place et renferme plus du tiers des femmes occupées du monde rural et plus d’un quart de celles de l’urbain. L’ONS révèle aussi que « le nombre des femmes actives, âgées de 15 ans et plus, représente 7,3% seulement de la population féminine totale ».

La femme conquiert peu à peu tous les secteurs d’activité en Algérie, que ce soit les douanes, les corps de sécurité et, à un degré moindre, le monde politique. Il n’est plus impossible de voir certains postes de direction occupés par des femmes. Exemple, Madame Ghania Houadria, directrice d’Algérie Poste, entreprise publique. Autre modèle significatif, celui de Madame Zohra Drif-Bitat, vice-présidente du Conseil de la nation, qui milite pour une place, toujours plus significative, de la femme dans tous les centres de décision.

Aujourd’hui, dans les universités de droit, d’économie, de médecine dominent de plus en plus des silhouettes féminines. 53% des médecins généralistes sont des femmes et ce n’est pas peu dire. Il est vrai que les femmes accèdent aux postes de responsabilité plus difficilement et y font encore figure d’exception. Seul un système de quotas pourrait changer éventuellement la donne. Le discours prometteur du président Bouteflika, à l’occasion du 8 mars 2005, encourageait les femmes à se lancer dans la politique.

Synthèse de Souad
D’après l’Expression