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Les drois de l’homme en Algérie selon les Etats-Unis

 
La situation des droits de l’homme en Algérie a été analysée dans le rapport annuel du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique.
samedi 11 mars 2006.

Le département d'Etat américain estime que la corruption et le manque de transparence gouvernementale continuent d'être de « sérieux problèmes » en Algérie.Selon l’ordre choisi par les rédacteurs du rapport, les 11 reproches faits à l’Algérie en matière de droits de l’homme concernent : l’échec de solution de la question des disparus ; des allégations d’abus et de torture des détenus ; l’impunité ; les arrestations arbitraires et la détention préventive prolongée ; le manque d’indépendance de la justice ; dénégation de procès justes ; restriction des libertés civiles (liberté d’expression, de presse, d’association et de mouvement) ; limitation à la liberté de religion ; corruption et manque de transparence gouvernementale ; discrimination envers les femmes et les minorités ; et restriction des droits des travailleurs (libertés syndicales, ndlr).

Dans le chapitre « respect des droits humains », le rapport note qu’il n’y a pas eu, durant l’année 2005, de « meurtres politiquement motivés » commis par les agents de l’Etat. En revanche, « les terroristes ont visé des civils, des membres des forces de sécurité et des infrastructures », tout comme des actes de « vengeance », de « banditisme », et des litiges sur la propriété des terres ont conduit à des meurtres. Sur la question des disparus, le document ne note aucune avancée notable hormis le fait qu’ »aucune disparition n’a été signalée en 2005". S’il considère que « la plupart des familles de disparus » ont « généralement bien accueilli » la proposition d’indemnisation, le rapport estime qu’elles continuent, tout comme les ONG locales et internationales, « à demander au gouvernement de faire de grands efforts pour localiser les restes (ossements, ndlr) des disparus, enquêter sur les circonstances de leur disparition, et déterminer les responsabilités ».

Le document ne note « aucune poursuite » diligentée contre des membres des services de sécurité dans les cas de disparitions. Par ailleurs, il fait mention des « restrictions » imposées depuis 2003 à l’ONG américaine Freedom House « d’enquêter sur des cas de personnes disparues ». Malgré une « amélioration » due à « une meilleure formation » des forces de sécurité, le rapport qui cite des ONG internationales et des avocats algériens, fait état de persistance de la pratique de la torture en Algérie, notamment « dans les prisons militaires » où elle est utilisée « contre ceux arrêtés pour des raisons de la sécurité ».

Le rapport évoque également des « restrictions » à l’exercice de la liberté d’expression et de presse, et des entraves aux réunions politiques à la liberté d’association pour cause d’état d’urgence en vigueur depuis 14 ans. Il fait état de l’augmentation « d’une façon marquée » en 2005 des « pressions » sur la presse, par le recours aux dispositions de lois condamnant la diffamation. Néanmoins, ajoute le rapport, tant que la presse « s’est abstenue de ce que les autorités considèrent comme des « insultes » à l’honneur et la dignité d’individus, elle a pu critiquer le gouvernement, y compris (...) sur son manque de transparence et ses actions contre la presse ».

Synthèse de Samir
D’après le Quotidien d’Oran