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L’Algérie manque de transparence

 
L’Algérie ne lutte pas assez contre la corruption selon les experts qui estiment qu’une meilleure gestion des finances publiques et une transparence accrue permettraient au pays d’améliorer le niveau de vie des citoyens et d’attirer les investisseurs étrangers.
jeudi 30 mars 2006.

La corruption nuit à l'image de l'Algérie et à l'économie algérienne.La lutte contre la corruption en Algérie ne se présente pas sous ses plus beaux jours. La lecture faite par l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC-section algérienne de Transparency International) démontre, en tout cas, que nous sommes bien loin des standards de la Convention des Nations unies contre la corruption adoptée en octobre 2003, et que l’Algérie a ratifié en 2004. Les circonstances de l’adoption, en janvier dernier, de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, et le contenu de ce texte législatif « vide de sa substance » par l’élimination de certains des articles de l’avant-projet présenté devant les deux chambres du Parlement, montrent que « l’Algérie traîne les pieds » dans ce domaine.

Le porte-parole d’AACC a expliqué que le texte de loi adopté par l’Algérie « est très en retrait par rapport à l’esprit et à la lettre de la Convention onusienne ». Tout en annonçant qu’une « étude très approfondie » de la législation algérienne en question a été commandée par AACC à des experts, l’orateur a néanmoins mis en évidence quelques aspects qui lui semblent en décalage par rapport à la convention signée par l’Etat algérien. Par ailleurs, et contrairement à la Convention de l’ONU, la participation de la société civile est complètement ignorée. AACC rappelle que l’Algérie avait milité, lors des débats autour de la Convention, pour que le volet de la société civile « soit réduit au maximum ».

Pour le reste, la loi adoptée récemment contient des dispositions générales « qui peuvent quand même faire l’objet d’un programme de lutte contre la corruption », affirme M. Hadjadj, pourvu qu’il y ait une volonté politique. Ce dont doute fortement le porte-parole d’AACC compte tenu de la pratique sur le terrain notamment dans l’absence de l’Algérie de certains mécanismes internationaux comme celui mis en place par l’OCDE, en l’occurrence le groupe informel mis au point par les pays de cette organisation avec les pays du Maghreb pour pénaliser la corruption internationale, et dans lequel la participation algérienne se laisse attendre.

Synthèse de Ahlem
D’après le Quotidien d’Oran