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Douste-Blazy demain en Algérie

 
Attendu en Algérie pour demain dimanche, le ministre français des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, devrait aborder le projet de traité d’amitié entre la France et l’Algérie.
samedi 8 avril 2006.

Philippe Douste-Blazy tentera de convaincre les responsables algériens de la nécessité de concrétiser le traité d'amitié Algérie-France.Voulu par Chirac et Bouteflika, au plus fort de la lune de miel franco-algérienne, le Traité d’amitié a été annoncé par le premier, au printemps 2004. C’était lors d’une conférence de presse, le 15 avril 2004 à Alger alors qu’il était venu « féliciter » Bouteflika pour un second bail à El-Mouradia. « Compte tenu de la nature de nos relations et de leur évolution récente, je pense qu’il serait, aujourd’hui, justifié de transformer la « Déclaration d’Alger » en un Traité d’amitié ». Un traité qui, dans le débordant enthousiasme de l’époque, devait emprunter à l’esprit du texte signé par le Général de Gaulle et le Chancelier allemand Adenauer, en janvier 1963.

Sitôt le mot « traité » annoncé, Paris et Alger s’étaient attelés, au pied levé, à en déblayer le terrain. Très rapidement, des fonctionnaires des deux pays avaient engagé le processus de négociations sous l’impulsion de leurs ministres respectifs. Signe que le chantier avançait à grand rythme, Jacques Chirac réunissait, en juillet 2004, un conseil ministériel entièrement consacré à l’Algérie. Pas moins d’une quinzaine de ministres dont toutes les grosses pointures du gouvernement Raffarin avaient pris place autour de la table rectangulaire de l’Elysée.

Au même moment à Alger, Bouteflika suivait personnellement le dossier, tandis que le gouvernement inaugurait des conclaves consacrés au traité. La multiplication des visites ministérielles croisées et les contacts directs entre les deux chefs d’Etat avaient fini par convaincre les observateurs que le paraphe du texte était une question de mois si ce n’est de semaines. Le 27 mars, en marge d’une conférence de presse, Philippe Douste-Blazy annonçait, lui-même, sa visite en Algérie les 9 et 10 avril. Une visite dont les médias en parlent depuis l’automne dernier. Pour le Quai d’Orsay, « ce qui est important c’est la volonté politique d’avancer ».

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran