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Flambée des prix des fuits et légumes en Algérie

 
La hausse des prix des fruits et légumes en Algérie serait liée à la faiblesse de l’offre, d’après les producteurs, une affirmation que contestent les consommateurs qui estiment que la spéculation est derrière la flambée des prix.
samedi 8 avril 2006.

La wilaya d'Aïn Defla produit annuellement plus de 4,5 millions de quintaux de pomme de terre.« On attendait, avec impatience le printemps, souvent clément, pour faire le plein de ce produit. Toutes les familles stockent les petits pois dans les congélateurs. Mais on a été pris de vitesse. Cette année encore, les choses ont mal tourné pour nous et nous sommes obligés d’attendre que les prix deviennent plus raisonnables pour s’approvisionner », dira un consommateur.

Les mandataires, par contre, ne sont pas du même avis. « Les consommateurs devront encore attendre parce que le problème n’est pas lié au prix, mais à l’indisponibilité des produits. Cela est dû à la sécheresse qui a touché l’ensemble de la région, durant ces trois derniers mois, les plus importants de l’année. L’année passée nous avons dû vendre le petit pois aux conserveries à raison de 10 DA le kilo. Actuellement, on le vend à 35 DA au prix de gros. C’est dire toute la différence. Il en est de même pour la pomme de terre qui est vendue à 45 DA le kilo, en gros, avec une légère flexion, le vendredi, où elle a été vendue à 42 DA, toujours en gros ».

Plusieurs régions d’Algérie sont touchées par la hausse des prix des fruits et légumes. A Aïn Défla, réputée être la région productrice de pommes de terre par excellence, le prix du tubercule cette année, est passé du simple au double, en l’espace d’une semaine sur les étals des marchés de la ville, atteignant du coup les 40 DA contre 20 et 25 DA le kilo, la semaine écoulée. Les consommateurs estiment que les prix pratiqués sont très excessifs. Une flambée similaire a été enregistrée durant cette même période de l’année 2004, se souviennent des citoyens, qui ont révélé que des centaines de tonnes ont été jetées à l’époque dans les oueds, après pourrissement du produit.

Les producteurs d’Aïn Défla, par contre, qualifient la flambée des prix de la pomme de terre de « tout à fait normale ». « La rareté du produit, un phénomène propre en cette période qui se situe entre deux saisons, la saison de la récolte et celle du renouvellement de la culture, justifie cette hausse des prix », indiquent les producteurs de cette région qui n’excluent pas d’autres augmentations du prix de la pomme de terre dans les jours à venir. Pour eux, aucune baisse du prix ne pourra intervenir avant la prochaine récolte prévue dans un mois.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran