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L’Algérie attend l’extradition de Khalifa

 
Les discussions entre l’Algérie et la Grande-Bretagne pour l’extradition de Abdelmoumène Khalifa seraient en cours, selon le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz.
dimanche 9 avril 2006.

Ahmed Ouyahia avait assuré que les discussions avançaient entre l'Algérie et la Grande-Bretagne pour l'extradition de Rafik Khalifa.Le ministre qui s’est exprimé en marge de l’inauguration de la maison de l’Artisanat (Oued Korriche) a aussi saisi l’occasion pour préciser qu’au cours de ces discussions, la Grande-Bretagne n’a jamais demandé que des juges britanniques assistent notre pays au jugement d’Algériens suspectés d’activités terroristes. Le ministre faisait allusion à la circulation, durant le mois de mars dernier, d’informations sur l’existence de conditions émises par les Britanniques pour la conclusion de l’accord d’extradition.

Selon ces informations, les Britanniques avaient demandé la surveillance des centres de détention pour éviter que les futurs extradés ne subissent la torture ainsi que l’envoi régulièrement en Algérie de délégations composées de juges et de responsables de sécurité pour s’assurer que les futurs extradés seront jugés dans de bonnes conditions et traités convenablement durant leur incarcération. D’ailleurs, le responsable de la presse à l’ambassade d’Algérie à Londres M. Toubal avait déclaré, le 10 mars à la chaîne de télévision « Channel Four », que « l’Algérie n’accepte pas que la situation des extradés soit vérifiée par un magistrat étranger ». Il avait déclaré que « les deux parties étaient très proches d’un accord, mais les représentants algériens ont été surpris, en novembre dernier, par les exigences de la partie britannique ».

Mais selon la presse, les garanties avaient été posées par la justice britannique comme condition sine qua non pour l’extradition de personnes résidant en Grande-Bretagne et impliquées dans des affaires en Algérie. Concernant l’avancement des discussions sur l’extradition des présumés terroristes, le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, avait aussi déclaré, le 21 mars dernier, que les négociations « avancent correctement ».

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran