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L’Algérie est mal gérée

 
En affirmant que l’Algérie avait un problème de gestion, Abdelaziz Bouteflika met en lumière l’incompétence de plusieurs ministres du gouvernement, dont celui du Transport.
lundi 10 avril 2006.

Selon Bouteflika, l'Algérie mérite d'être mieux gérée.Le président de la République a désavoué publiquement une grande partie des ministres qui l’ont accompagné, hier, durant la deuxième journée d’inspection dans la capitale. C’est un Abdelaziz Bouteflika mécontent de son Exécutif, ou plus exactement des bilans qu’on lui fournit, qui s’est exprimé. Il est rarement sorti de sa réserve de cette manière. Une fois n’est pas coutume, le chef de l’État a rappelé à l’ordre, devant caméras et journalistes, les ministres concernés. Le travail réalisé jusque-là par l’équipe d’Ahmed Ouyahia n’est, semble-t-il, pas à son goût, et il l’a fait savoir.

On peut comprendre à travers les déclarations du chef de l’État que la gestion des affaires courantes de l’Algérie pose problème. Plus grave, Abdelaziz Bouteflika a accusé, de manière très explicite, certains membres du gouvernement de lui transmettre, en Conseil des ministres, une réalité autre que celle qui existe concrètement sur le terrain. Signe tangible d’une fracture entre l’Exécutif et la Présidence ? Si l’on ne peut être aussi catégorique sur cette question, il est évident aujourd’hui qu’il y a un problème de transmission d’informations véridiques entre les ministres et le Président sur la gestion et l’application du programme présidentiel.

Cela pourrait traduire l’émergence ou l’existence, d’ores et déjà, d’une crise de confiance entre les deux institutions. Il y a quelques mois, le Président avait convoqué à El-Mouradia, à titre individuel et à plusieurs reprises, les membres du gouvernement pour des audiences d’information et de suivi des dossiers sectoriels. Ses visites d’inspection dans différentes villes d’Algérie lui ont servi de baromètre des attentes et besoins de la population, mais également des avancées ou des retards enregistrés dans la réalisation des programmes. Il faut reconnaître que la sortie du Président, outre son caractère spontané, augure d’un orage plus ou moins violent du côté du Palais du gouvernement.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté