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L’Algérie et la France peinent à relancer le traité d’amitié

 
L’Algérie et le France semblent incapables de définir un calendrier exact pour la signature du traité d’amitié malgré la bonne volonté affichée par les chefs de la diplomatie algérien et français à l’occasion de la visite de Philippe Douste-Blazy à Alger.
mercredi 12 avril 2006.

Les autorités algériennes ont réitéré leur demande aux entreprises et investisseurs français pour venir s'implanter en Algérie.A l’occasion de cette visite, Alger et Paris ont convenu de poursuivre les négociations et le dialogue pour la signature du traité d’amitié, sans toutefois fixer de calendrier. « L’essentiel, c’est que les deux pays ont réitéré leur attachement à la signature de ce traité. Il n’y a pas encore de date parce que beaucoup reste à faire pour la conclusion d’un tel traité. Les autorités algériennes n’ont pas caché leur satisfaction après la suppression de l’article 4 de la loi du 23 février. La visite de Philippe Douste-Blazy a permis de renouer le dialogue entre Paris et Alger », explique une source proche du dossier.

La suppression par le Président Chirac de l’article 4 de la loi française du 23 février 2005 a relancé les négociations entre les deux pays sur la conclusion du traité d’amitié. Il y a quelques jours, l’ambassadeur de France à Alger, Hubert Collin de Verdière avait fait état de négociations entre les deux pays pour la conclusion du traité d’amitié. Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui a, lui, reconnu l’existence de difficultés. Selon nos informations, Alger a posé deux conditions. La première est liée à la prise en compte du travail de mémoire dans le traité d’amitié pour clore définitivement le dossier de la colonisation. Le Président Abdelaziz Bouteflika a déjà demandé la repentance de la France sur son passé colonial en Algérie. « On ne connaît pas encore comment prendre en compte le travail de mémoire. On a convenu de discuter au tour de cette question », explique une source sûre.

Dans les discussions avec le ministre français des Affaires étrangères, les autorités algériennes ont soulevé un autre problème important : la circulation des personnes entre les deux pays. « Les délais d’octroi des visas sont au minimum de 21 jours en Algérie, alors que chez nos voisins marocains et tunisiens, les visas sont accordés le jour même du dépôt de la demande. Ce n’est pas normal », regrette un homme d’affaires algérien. Pour Alger, un allégement des conditions d’octroi des visas pour la France constitue un enjeu de taille dans la politique du Président Bouteflika d’améliorer l’image de son pays à l’étranger. Ce sera aussi un signal fort en direction des investisseurs étrangers sur l’amélioration de la situation sécuritaire en Algérie.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran