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L’Algérie n’est pas en crise avec la France

 
Le traité d’amitié entre l’Algérie et la France et le problème de délivrance des visas aux algériens ont été les principaux thèmes abordés par le chef du gouvernement lors d’une conférence de presse où il a assuré que l’Algérie n’est pas en crise avec la France.
dimanche 16 avril 2006.

L'Algérie n'a pas fermé la porte au traité d'amitié avec la France, affirme Ahmed Ouyahia.« Quand il s’agit de l’étranger, c’est trop important de parler de succès ou d’échec », dira-t-il en réponse à plusieurs questions sur la visite du ministre des Affaires étrangères à Washington et celle de son homologue français à Alger. « De là à dire que nous sommes en crise avec la France, certainement pas ! De même dire que c’est le décollage de nos relations avec les Etats-Unis ou que nous sommes arrivés au summum de ces relations par la visite de Bedjaoui à Washington, non ! », affirmera Ouyahia qui s’emploiera à argumenter ses certitudes par des faits.

Il estime qu’il reste beaucoup à faire avec les Etats-Unis en matière d’investissements même si « certes notre coopération contre le terrorisme et dans les hydrocarbures est bonne et que nos relations sont vieilles par une copie d’un traité signé entre l’Algérie et les Etats-Unis en 1795. Nous avons beaucoup de chemin à faire ». Le projet du traité d’amitié avec la France a, selon lui, un parcours à faire avant d’être signé. « Cela fait une année que nous disons que si l’Algérie veut signer un traité avec la France, cela exige d’assainir le passé et impose le respect de la dignité de l’Algérie », souligne-t-il non sans pointer du doigt les « dépassements » de l’Etat français vis-à-vis de l’Algérie à l’exemple de l’octroi du visa.

« Avant qu’il ne soit signé, ce traité et en attendant qu’on y arrive un jour si on y arrive, c’est une véritable galère pour nos compatriotes qui doivent attendre des mois pour avoir le visa ou pour recevoir un refus alors que nos voisins marocains attendent pour la même chose trois ou quatre jours », fait-il remarquer. La signature du traité n’est pas liée, selon Ouyahia, à la santé du président « mais il y a des conditions qui doivent prévaloir à sa signature et il doit répondre à des intérêts communs et contribuer à asseoir des relations meilleures ». Est-ce à dire que nous sommes devenus cartésiens ? s’est-il interrogé tout en répondant : « Inchallah ! ». Et, note-t-il, « les médias en ont fait une montagne mais jusque-là ni l’Algérie ni la France n’ont dit non à ce traité ».

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran