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Algérie-Maroc : la frontière reste fermée

 
La frontière entre l’Algérie et le Maroc restera fermée tant que le dossier du Sahara Occidental et les questions bilatérales liées aux frontières ne sont pas résolues, affirme le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia.
dimanche 16 avril 2006.

L'Algérie et le Maroc ne partagent pas la même vision sur le Sahara Occidental.Interrogé à ce sujet par une journaliste de la chaîne arabe BBC Arabiya, M. Ouyahia a déclaré : « Le problème entre le Maroc et l’Algérie est connu : la question du Sahara Occidental. Il y a également le problème des questions bilatérales liées aux frontières... ». Il a récusé toute pression américaine sur l’Algérie : « Il s’agit de principes souverains avec lesquels l’Algérie ne badine pas », en enchainant enfin que « l’ouverture des frontières entre les deux pays n’est pas dans l’agenda de l’Etat algérien ».

Ni crise avec la France ni summum avec les USA Toujours au plan international, sur un autre registre relatif aux relations algéro-françaises, M. Ouyahia s’est révélé sceptique quant à l’accélération de la signature du traité d’amitié en s’aligant sur le minisitre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui : « Nous ne sommes pas encore prêts. Il faut assainir le passé... ! » Interpellé sur cette question, il a rappelé que la signature du traité prévue pour décembre 2005 n’était pas liée à l’état de santé du président Bouteflika mais à la loi du 23 février glorifiant le colonialisme français en Algérie : « S’il y aura traité d’amitié, il faudra qu’il y ait intérêts complémentaires ! ».

M. Ouyahia a cependant laissé entendre que l’inexistence de traité d’amitié entre les deux pays n’était pas grave : « Il n’existe pas ce type de traité entre les pays d’Europe qui pourtant sont membres de l’Union européenne ni de traité entre la France et nos voisins du Maghreb ». Il a constaté que particulièrement sur cette question, la presse en fait une « montagne » compromettant non sciemment les relations bilatérales en général. M. Ouyahia a abordé forcément les relations algéro-américaines : « Nos relations avec les Américains sont importantes. Les USA sont le premier client de l’Algérie alors que la France est le premier fournisseur ; cela dit, je préciserai que pour notre part, nous n’avons déclenché ni de crise avec la France ni n’en sommes au summum avec les Américains ».

Synthèse de Billal, algerie-dz.com
D’après la nouvelle république