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Démantèlement en Algérie d’un réseau de trafiquants

 
Actifs entre l’Algérie et l’Europe, les membres d’un réseau de trafiquants de visa et de cachets PAF ont été arrêtés à Alger.
mardi 18 avril 2006.

Plusieurs groupes de trafiquants ont été récemment démantelés en Algérie.Le désir de nos concitoyens de voguer au-delà de la Méditerranée étant insatiable, ils sont prêts à tout pour obtenir la clé du fameux sésame, quitte à violer la loi et à se ruiner. Un faux visa Schengen coûte entre 150 000 et 300 000 dinars. Quatre voyageurs, dont un couple arrêté dernièrement à l’aéroport Houari-Boumediene en possession des agréments délictueux, ont avoué avoir versé approximativement ces sommes pour rejoindre l’eldorado européen. L’interrogatoire de la Police judiciaire a permis d’identifier le chef du réseau, qui demeure toujours en fuite. Selon Derradji Salah, chef adjoint du service de la répression du banditisme et de la lutte contre la criminalité, il active à Chlef et serait âgé d’environ 35 ans.

Au cours d’une conférence de presse animée hier au siège de la direction générale de la Police judiciaire, ce commissaire principal a révélé une affaire similaire, prise en charge par la brigade de la répression du faux. Pis, pour le trafic des visas, le gang en question usurpait des sceaux de l’État, dont des cachets d’entrée et de sortie du territoire national de la Police des frontières au niveau de l’aérogare et du port d’Alger. Le réseau transnational se livrait également à la falsification des sceaux de la PAF espagnole de l’aéroport de Barcelone et du port d’Alicante. De même, il confectionnait à ses clients des cartes de recensement consulaires et des certificats de résidence en terre ibérique. La valeur d’un tampon est de 50 000 dinars. 8 personnes sont impliquées dans le trafic dont 2 sont déjà en prison.

Les charges retenues contre elles concernent l’association de malfaiteurs, la contrefaçon des sceaux de l’État, l’usurpation et le faux et usage de faux, le recel et la non-dénonciation. Le réseau des contrefacteurs activait dans une zone assez vaste, allant de Bouira vers l’Espagne, en passant par Alger et Boumerdès. Le commissaire Derradji réfute une quelconque connexion avec des groupes terroristes. “Nous sommes intervenus à temps”, se félicite-t-il sans autre précision. Durant sa rencontre avec les journalistes, l’officier a fait le bilan des affaires élucidées par ses services depuis un peu plus de deux mois.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté