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Algérie-Etats-Unis : Gaïd Salah au Pentagone

 
Après la récente visite de Rumsfeld en Algérie, c’est autour du chef d’état-major de l’Armée algérienne, Gaïd Salah, de se rendre aux Etats-Unis, invité par le secrétaire américain à la Défense.
mardi 18 avril 2006.

Donald Rumsfeld et Gaïd Salah devraient discuter de coopération militaire entre les Etats-Unis et l'Algérie.Cette première visite d’un chef d’état-major de l’Armée algérienne aux USA s’est faite à l’invitation du général d’armée Peter Pace, président du comité des chefs d’état-major interarmées et “s’inscrit dans le cadre des perspectives de développement des relations de coopération entre les armées des deux pays, et permet d’examiner les questions d’intérêt commun”, précise un communiqué du MDN. Il va sans dire que la question de la fourniture d’un armement US à l’Algérie sera au menu des discussions que s’échangeront les deux hommes forts des armées des deux pays.

La réticence affichée jusqu’ici par les Américains à doter l’Armée algérienne d’un matériel militaire sophistiqué pour les besoins d’une lutte antiterroriste féroce, semble céder, peu à peu, le pas devant les impératifs de la géostratégie. Certes, depuis le 11 septembre 2001, les relations algéro-américaines ont connu un réchauffement certain. Mais, pas plus. L’Algérie a beau proposer son aide en matière de lutte antiterroriste, elle a beau prendre part à différentes manœuvres militaires entreprises dans le cadre de l’OTAN ou s’investir totalement dans le plan Sahel, les Américains se sont toujours montrés intraitables sur ce registre. Ce qui semble n’être plus le cas depuis quelques mois comme le prouvent les déclarations de Donald Rumsfeld et David Welch de passage à Alger.

Il est vrai que depuis, les Russes ont arraché un mirobolant contrat d’armement de 4 à 7 milliards de dollars avec l’Algérie qui a servi de rampe de lancement, après une éclipse de plus de 15 ans, en Méditerranée. Ce qui n’est pas sans déranger les plans des Américains. Mais il n’y a pas que ça qui a poussé l’Administration américaine - elle est aussi marquée par la dichotomie politiques/militaires - à revenir à de meilleurs sentiments. Il est connu qu’en matière de conduite de la politique étrangère US, les généraux de l’Armée américaine ne sont pas toujours sur la même longueur d’ondes que les politiques du Département d’État. Est-il besoin de relever que si beaucoup de responsables militaires US, à l’image du général Charles Wald, mais aussi le chef du Pentagone lui-même ont effectué nombre de visites en Algérie, ce n’est pas le cas de la secrétaire d’État, Condoleezza Rice qui n’a pas foulé à ce jour le sol algérien alors qu’elle s’est rendue à trois reprises en Égypte.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté