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L’Algérie et la Russie discutent du Sahara Occidental

 
L’Algérie, par la voix de son ministre des affaires maghrébines envoyé à Moscou, espère obtenir l’engagement de la Russie en faveur d’une solution politique accepatble pour toutes les parties en conflit au Sahara Occidental.
mardi 18 avril 2006.

Le Maroc a promis de reprendre sa place au sein de l'UA contre l'abandon par ses membres, dont l'Algérie, de leur soutien au Polisario.Le ministre délégué des Affaires maghrébines et africaines est, en effet, le plus indiqué pour discuter de ce dossier avec un pays membre permanent du Conseil de sécurité, et dont l’amitié séculaire avec l’Algérie vient d’être renforcée, voire réactualisée par les présidents Bouteflika et Poutine, à l’occasion de la visite de ce dernier à Alger où les deux pays ont conclu un contrat de coopération militaire qualifié de “contrat du siècle”. Une source diplomatique algérienne à Moscou devait indiquer que la visite de M. Messahel comporte dans son ordre du jour l’échange de vues sur la situation Maghreb arabe, notamment la question du Sahara Occidental.

Le ministre délégué devait rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, et le vice-ministre Alexander Saltanov ainsi que d’autres responsables russes. Il s’agit, à s’en tenir au timing de l’Onu, de concertations en prévision de la réunion de son Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l’Onu, Koffi Annan, avait annoncé, lors de son séjour en Espagne la semaine dernière, cette réunion pour décider d’une rallonge à la mission onusienne chargée de cette question (Minurso), tout en se désolant de l’acharnement marocain à réfuter, les unes après les autres, les recommandations internationales. Même s’il continue à afficher officiellement une mine impassible, le régime marocain sait pertinemment que son attitude est suicidaire.

L’étau international se referme sur le roi Mohammed VI du Maroc, que seule la France chiraquienne soutient ouvertement dans son aventure sahraouie. En Afrique, le soutien est encore plus marqué. Messahel avant de rejoindre Moscou était à Brazzaville (Congo) où il a été reçu par le président Sassou Nguessou, président en exercice de l’Union africaine. L’envoyé spécial du président Bouteflika a exposé au président congolais les derniers développements de la situation au Sahara Occidental et, selon une source diplomatique, une totale convergence de vues s’est dégagée de ces entretiens sur la question dont la solution réside “dans la mise en œuvre des plans des Nations unies”.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté