Les universités d’Algérie feront grèveL’enseignement supérieur en Algérie pourrait être paralysé dans moins d’un mois avec le lancement par le CNES d’un préavis de grève illimitée à partir du 13 mai prochain.
mercredi 19 avril 2006.
A l’université Mohamed Boudiaf d’Oran (USTO), les partisans de la grève étaient au nombre de 214 sur 228 votants. Dans les universités de Sidi Bel-Abbès, Chlef, Mascara, entre autres, le « oui à la grève » a recueilli des taux dépassant les 90%. Pour les syndicalistes du CNES, les chiffres parlent d’eux-mêmes et expriment un « ras-le-bol » des enseignants du supérieur devant la dégradation de leurs conditions socioprofessionnelles. Les chiffres confirment également, selon nos interlocuteurs, la large représentativité du CNES au sein des universités. « Ces deux journées de protestation ont démontré au ministère que le CNES est largement représentatif dans les universités d’Algérie. Le nombre de votants dans les AG dépasse amplement les 20% exigés par l’administration pour assurer la représentativité d’un syndicat », lance le coordonnateur national adjoint de l’Ouest. Il ajoute que ce sont les enseignants qui ont donné leur réponse et le recours à la grève illimitée est devenu nécessaire en raison du refus du ministère de l’éducation d’ouvrir un dialogue sérieux et concret avec le CNES. Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
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