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Algérie : Douste-blazy défend l’oeuvre de la France

 
La colonisation de l’Algérie par la France a certes commencé par l’horreur, mais des hommes et des femmes ont travaillé, éduqué et soigné en Algérie, estime le ministre français Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.
jeudi 20 avril 2006.

Philippe Douste-BlazyInterviewé hier par Radio Monte-Carlo suite aux déclarations de Abdelaziz Bouteflika sur “le génocide de l’identité” algérienne commis par le colonialisme français, M. Douste-Blazy laisse clairement transparaître un sentiment de colère chez les officiels français. Mardi dernier déjà, le député UMP, “pied-noir”, Lionnel Lucas, a qualifié les propos présidentiels de “récidive” et de “délire antifrançais”.

“Plutôt que de polémiquer, plutôt que d’employer des mots comme cela, il est important pour l’Algérie comme pour la France, de regarder devant, de construire ensemble, parce que par l’Histoire et par la géographie, nous sommes liés à l’Algérie”, déclare M. Douste-Blazy. Et de poursuivre : “La politique, cela se construit sur l’avenir, sur la vision, pas sur la rancœur.” Des propos qui sonnent comme une sèche réplique, peu diplomatique, à l’adresse du président Bouteflika l’invitant à plus de modération. À partir de Constantine, celui-ci a, en effet, déclaré : “La colonisation avait réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions (...) Nous ne savons plus si nous sommes des Amazighs (Berbères), des Arabes, des Européens ou des Français.”

Depuis le mois de mai 2005, le président Bouteflika n’avait de cesse de dénoncer la loi du 23 février qualifiée de “cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme” et les méfaits du colonialisme français en Algérie allant jusqu’à faire un parallèle entre les “enfumades” de Guelma et les crimes nazis. Dénonciation assortie de l’exigence d’une “repentance” en bonne et due forme de la part de la France en contrepartie de la signature d’un traité d’amitié. Même s’il a abrogé l’article litigieux, même s’il s’est mis dans la position peu enviable de “demandeur” - il a envoyé deux missives, en janvier, puis en mars, à son homologue algérien lui exprimant toute sa disponibilité à signer le traité d’amitié -, le président français Jacques Chirac n’a pas vu son vœu exaucé.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après Liberté