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Algérie-France : exercice navale commun à Alger

 
L’Algérie et la France conduiront un exercice naval commun dans le cadre de l’opération "Raïs Hamidou" avec la participation du porte-hélicoptères français « Jeanne d’Arc » aux côtés de la marine algérienne.
jeudi 27 avril 2006.

Le porte-porte-hélicoptères français Jeanne d'Arc.Au titre de la formation, le bâtiment de combat battant pavillon français, accueille à son bord des élèves officiers de plusieurs pays, dont l’Algérie. Deux marins algériens se trouvent actuellement parmi les 26 stagiaires étrangers auxquels l’équipage français enseigne « la tactique » de marine en matière de contrôle et de défense. « Le but est de travailler souvent longtemps dans des relations d’équipage », a indiqué le commandant de l’école, le capitaine de vaisseau Gilles Tillette de Mautort, qui précise que la finalité de la formation est de permettre aux stagiaires de passer « du midship, qui est le niveau de cadet, au leadership, c’est-à-dire officier ».

Il fait savoir que ce stage consiste en outre à « travailler dans le multilatéral sans aucune arrière-pensée et sans état d’âme parce qu’on a compris que nous devons travailler ensemble ». Le commandant rappelle le cadre euro-maghrébin des 5+5 qui constitue, selon lui, un autre espace de coopération contre le terrorisme et les narcotiques. « Il existe des initiatives qui méritent d’être fédérées, c’est tout l’effet des 5+5 », explique-t-il. Et « chaque pays a la volonté forte de démontrer que cette lutte le concerne », dit-il en réponse à une question relative au risque de télescopage entre les opérations dont le mandat varie selon leurs initiateurs, qu’il soit OTAN, européen ou américain.

Avec l’Algérie, il est question durant cette escale, entre autres, de mener avec la marine nationale un exercice militaire au large des côtes d’Alger. Appelée Raïs Hamidou, l’opération, jugée de « bonne ampleur » par le commandant, a déjà enregistré l’année dernière son premier exercice algéro-français à Toulon. Les officiers de la marine algérienne s’initieront dans ce cadre à développer des capacités de contrôle de l’espace et celles de savoir se déployer vite et d’une manière efficace. « Le but est de pouvoir savoir par le renseignement et la surveillance, qui fréquente ces espaces, où va-t-il et que fait-il », explique le commandant.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran