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Algérie : Bouteflika gracie les journalistes emprisonnés

 
A l’heure où l’Algérie célèbre la journée internationale de la liberté de la presse, Abdelaziz Bouteflika s’est voulu conciliant et a décidé de gracier les journalistes algériens condamnés pour des délits de presse.
mercredi 3 mai 2006.

Mohamed Benchicou, auteur de « Bouteflika : une imposture algérienne ».Longtemps, le pouvoir et la presse se sont regardés en chiens de faïence, se livrant sans répit de fausses batailles provoquées par de fausses querelles. Bouteflika est le premier président de la République algérienne de toute l’Histoire de cette nation, il faut le reconnaître, à décider, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution, d’accorder des mesures de grâce pour les journalistes.

La presse algérienne qui a consenti un lourd tribut pour maintenir cette République debout durant la terrible tragédie nationale, est l’une des conquêtes admirables dont peut se targuer notre jeune démocratie. L’Algérie vient ainsi apporter au monde extérieur la preuve que, désormais, le journaliste ne sera plus ce mal-aimé ou pour reprendre la célèbre phrase du grand chroniqueur martyr, Saïd Mekbel, « celui qui rase les murs... ».

Disons-le franchement, les relations entre le pouvoir et la presse n’ont pas été seulement conflictuelles en ces dix dernières années. Elles ont été carrément exécrables. Les responsabilités de cet antagonisme presse-pouvoir ne sont pas à situer d’un seul côté, mais de part et d’autre. Comme un hémiplégique, chacun des deux protagonistes ne regardait que dans une seule direction, essayant de tenir l’autre dans un total mépris si ce n’est dans la forfaiture. Chez nous, dans cette bataille imaginaire, les deux parties ont fini par confondre leurs intérêts égoïstes avec ceux de l’Algérie en recourant bien souvent à des moyens immoraux et amoraux pour se détruire les uns les autres.

Synthèse de Kahina, algerie-dz.com
D’après l’Expression