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Algérie : grève dans la fonction publique

 
Les travailleurs de la fonction publique en Algérie ont décidé d’entamer une grève d’une journée le mardi 09 mai, pour demander à ce que leurs revendications salariales et statutaires soient satisfaites par le gouvernement.
lundi 8 mai 2006.

Les travailleurs de la fonction publique estime qu'il faut aligner les salaires sur la vérité des prix en Algérie.Outre les conseils nationaux du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) qui ont déjà adhéré à l’appel pour une journée de grève décidée pour demain, huit syndicats autonomes réunis dans l’intersyndicale ont manifesté, hier, leur adhésion à cette grève. Dans cette perspective, une conférence de presse a été tenue, hier, au siège du SNAPAP, en présence du Conseil des lycées d’Alger (CLA), le Conseil national des enseignements secondaire et technique (CNAPEST), le Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES) région ouest, le Syndicat autonome des vétérinaires (SNVFAP), le Syndicat des enseignants en paramédical (SNPEPM), le Syndicat national des psychologues, le Syndicat des travailleurs de l’éducation (SNTE) et le Syndicat des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF).

Les syndicalistes veulent donner un sens à cette grève. « Pour la première fois dans leur histoire, les travailleurs de la fonction publique entameront ensemble une grève nationale », ont-ils souligné. La détérioration des conditions de vie des travailleurs de la fonction publique en Algérie a fait, indique un représentant syndical, « que nous convergeons ensemble vers le même objectif ». « Pourquoi porter seuls l’austérité ? Pourquoi l’on parle des augmentations des salaires maintenant ? », se sont interrogés ces syndicats. Cette « agitation », pour eux, « ne répond qu’à des objectifs électoralistes ».

Sur le statut de la fonction publique et la tripartite, prévue pour la prochaine rentrée sociale, les représentants syndicaux se disent non concernés, car ils estiment que « le projet du statut de la fonction publique fait en l’absence des concernés, ne fait qu’empirer encore la situation des travailleurs ». Ils soupçonnent que l’objectif de ce projet serait « la contractualisation des relations de travail, et par conséquent la dépermanisation des travailleurs de la fonction publique ». Quant à la tripartite, elle est assimilée par l’intersyndicale à « un monologue ». Les mêmes syndicats ont estimé qu’il n’est pas « évident » qu’il y ait augmentation des salaires. « Alors que l’UGTA parle d’augmentation, le ministre du Travail, Tayeb Louh, parle d’ouverture du champ à l’augmentation des salaires » en Algérie, font-ils remarquer.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran