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Lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie

 
La lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie se renforce avec la création d’une cellule de traitement du renseignement financier présidée par le juge Djaadi Abdelkrim.
lundi 8 mai 2006.

Le blanchiment d'argent est courant dans le marché informel en Algérie.Invité à l’émission « Mountadha » de la chaîne I, le juge a précisé que si cette cellule est rattachée au ministère des Finances, elle n’en demeure pas moins une entreprise publique autonome jouissant d’une indépendance financière. « Nous travaillons en totale indépendance, notre relation avec le ministère des Finances est fonctionnelle et non administrative », a souligné le juge Djaadi. Ceci dit, Djaadi Abdelkrim s’attellera à expliquer la raison d’être de cette cellule dont la mission consiste en l’analyse et le traitement des informations émanant de différentes institutions ayant partie liée avec la sphère financière : les banques, la poste, la bourse et les impôts.

Le point de départ du travail de cette cellule de traitement du renseignement financier en Algérie demeure l’obligation légale qui est faite à toutes les instances financières et même les avocats, les comptables, les commissaires aux comptes, les commissaires-priseurs, les notaires... de faire état de soupçon de blanchiment d’argent qui reste le résultat d’un argent mal acquis. La cellule qui est en relation également avec la police, la gendarmerie, les services des impôts, les douanes dispose, explique M. Djaadi, d’un conseil de 6 membres qui prend la décision après un travail de fourmi accompli par un ensemble d’analystes.

L’invité de l’émission relèvera toutefois que le travail accompli par la cellule reste frappé de confidentialité. Et d’expliquer dans ce contexte qu’en effet les informations qui leur parviennent sur des personnes soupçonnées de blanchiment d’argent doivent rester confidentielles par le seul fait que le soupçon peut se révéler infondé après une enquête poussée. Autrement dit, une opération sur laquelle pesait le doute peut s’avérer tout à fait normale et de surcroît légale.

Dans ce contexte, le juge parlera de la réalité économique de l’Algérie et surtout du marché parallèle en donnant l’exemple des marchés de Tadjenanet, d’El-Eulma ou encore d’El-Hamiz, pour poser la problématique de l’argent brassé sans facturation mais dont l’origine n’est pas forcément illégale. Enfin, l’invité de l’émission abordera les relations de la cellule avec les instances internationales en soulignant qu’elles obéissent à des règles bien définies. Il dira que les échanges de renseignements entre l’Algérie et les autres pays s’effectuent selon la règle de réciprocité et le respect de la vie privée.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran