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La problématique du contrôle de véhicules en Algérie

 
Le contrôle technique des véhicules en Algérie reste à développer et à renforcer, d’après les chiffres de l’entreprise nationale de contrôle technique automobile, qui déplore les difficultés de mener à bien le recensement des véhicules concernés.
jeudi 11 mai 2006.

Le contrôle généralisé des véhicules permettra de réduire le nombre d'accident en Algérie.Parmi les véhicules contrôlés, 6,12% ont été soumis à une révision ou à une réparation obligatoire et 3,30% ont fait l’objet d’une décision d’immobilisation en raison de graves problèmes notamment des systèmes de direction et de freinage. Selon M.Laghrib, « ces deux problèmes sont les plus dangereux pour le conducteur et les piétons ».Au cas où le taux de freinage est inférieur à 50%, explique t-il, le propriétaire du véhicule doit obligatoirement mettre son véhicule à l’arrêt. L’opération de contrôle qui a concerné tout type de véhicules dont l’âge se situe entre 15 et 20 ans, s’étendra jusqu’au 31 mai au niveau des 124 agences de contrôle installées dans 47 wilayas du pays et près d’une quarantaine dans la wilaya d’Alger.

Les automobilistes concernés doivent, donc, soumettre leurs véhicules au contrôle avant la fin du mois. Au-delà de cette date, indique M.Laghrib, il sera procédé à l’application des sanctions contre les propriétaires des véhicules non soumis au contrôle. Les contrevenants sont passibles d’une amende de 1500 à 5000 DA voire d’un emprisonnement de deux à 6 mois avec mise en fourrière du véhicule. En plus, un procès-verbal détaillé sur l’état du véhicule sera remis après chaque contrôle. Celui-ci est un document administratif obligatoire qui doit être présenté aux agents de sécurité et aux agents qualifiés. Ces mesures sont susceptibles de diminuer les accidents de la circulation en Algérie.

Selon les statistiques du Centre national de prévention et de sécurité routière, le véhicule est à l’origine de 2233 accidents sur l’ensemble des accidents enregistrés en 2005 soit 5,69%. Par ailleurs, les mêmes statistiques montrent que les accidents provoqués par des défaillances mécaniques viennent en tête avec 769 cas. La mauvaise qualité et l’éclatement des pneumatiques arrive en seconde position avec 502 accidents et les problèmes de freinage en troisième position avec 378 accidents. Par ailleurs, le directeur de l’Enacta a évoqué le problème de recensement du nombre exact de véhicules en Algérie concernés par le contrôle expliquant cela par le fait que les citoyens n’ont pas pour habitude de déposer les documents de leurs véhicules au niveau de la wilaya durant l’immobilisation.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après l’Expression