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L’invention en Algérie est sinistrée

 
L’invention est sinistrée en Algérie selon le vice-président de l’Association nationale des inventeurs algériens (Ania), Noureddine Houam, qui met en cause l’absence de stratégie et de soutien de la part des pouvoirs publics.
dimanche 21 mai 2006.

L'ANIA travaille à promouvoir l'invention et l'innovation en Algérie, selon Noureddine Houam.Pourtant, notre pays possède un potentiel d’inventeurs éloquents dont plusieurs d’entre eux ont été distingués au niveau international. Houam, qui est également un fabriquant de four et écologiste amateur, n’est qu’un exemple parmi tant d’inventeurs qui cherchent à faire profiter leur pays de leurs recherches. A son compte, plus de 13 projets qui attendent de voir le jour. Le plus important est celui du four de distillation qu’il a inventé et qui permet la purification des eaux usées. « Mon objectif, c’est de développer le projet à un niveau industriel. C’est efficace, rentable et économique », a-t-il confié en précisant que le projet, d’un coût de 200 millions de centimes, lui a pris trois années de recherches.

Houam a soulevé une question qui ronge chaque chercheur et chaque inventeur voyant son exploit sous-estimé dans son pays. Pourtant, beaucoup de pays ont pris conscience de l’intérêt stratégique de l’invention. C’est même l’axe principal de leur développement. Par contre, d’autres pays abandonnent complètement cette richesse et lui préfèrent des solutions de facilité. Ce qui les prive de la chance de rattraper les pays développés et d’atténuer l’état de dépendance technologique dans lequel ils se trouvent actuellement. Le paradoxe est que l’Algérie a fait des efforts colossaux en matière de formation, particulièrement dans le domaine des technologies. Des Algériens ont fréquenté les plus prestigieuses écoles à travers le monde.

Au plan législatif, il faut rappeler qu’après l’indépendance, l’Algérie a abandonné le brevet d’invention tel que légué par la législation française pour instituer, en 1967, le « certificat d’inventeur ». Ce n’est qu’en 1993 que le brevet d’invention est rétabli à la faveur d’un décret législatif du Haut Conseil d’Etat (HCE) abrogé et remplacé par une ordonnance de 2003 dans le cadre de la mise à niveau de notre législation par rapport au contexte international. Mais nombreux sont ceux qui estiment que cette législation, telle qu’appliquée et découlant de normes internationales, n’est pas de nature à stimuler l’esprit inventif algérien.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après l’Expression