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L’Algérie dans le réseau d’alerte tsunami

 
L’Algérie prend part au réseau d’alerte tsunami en Méditerranée, mis en place pour faire face aux risques de raz-de-marée provoqué par un fort séisme.
mercredi 24 mai 2006.

L'Algérie se dit engagée dans la prévention des risques de tsunami.Dans un entretien accordé à l’Agence presse service, le directeur général du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), M. Abdelkrim Yellès, a révélé que l’Algérie contribue avec beaucoup de sérieux à la mise en œuvre du projet de système d’alerte rapide aux tsunamis dans la Méditerranée, en discussion, depuis lundi à Nice, par le Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) des Nations unies. “Notre pays accorde une grande importance à ce système, notamment depuis le petit raz-de-marée constaté lors du séisme de Boumerdès”, a souligné l’interlocuteur de l’APS.

On se rappelle, en effet, que le tremblement de terre du 21 mai 2003, qui a fait des milliers de victimes et a rasé des quartiers entiers, a enregistré un phénomène assez rare pour les Algériens. Au moment du séisme, dont l’épicentre a été localisé à environ 50 kilomètres de la capitale, la mer a reculé sur les côtes algériennes, et un petit raz-de-marée a été vécu au niveau des côtes espagnoles. C’est en raison de la fréquence des mouvements sismiques dans la Méditerranée que l’ensemble des pays, entourant cette mer, a mis en place un nouveau système de prévention, qui sera opérationnel de fin 2007 à début 2008. “Ce système nous permettra de prévenir le danger et de bien informer et sensibiliser les populations”, a précisé l’expert algérien.

Il a affirmé que les soubassements du nouveau système ont été posés en novembre dernier lors d’une première réunion des experts, tenue à Rome. Le GIC a identifié les principaux besoins techniques du système et adopté un plan d’action pour 2006-2007 visant à améliorer les capacités d’évaluation des dangers et risques multiples, améliorer l’efficacité de l’alerte grâce à des informations concernant la sismologie, la géophysique et le niveau marin, et limiter les dégâts grâce à la planification côtière et à la sensibilisation du public aux risques côtiers. Selon le GIC, la région de la Méditerranée et de l’Atlantique nord-est vient au second rang, derrière l’océan Pacifique, pour la fréquence des tsunamis associés à des activités sismiques.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après Liberté