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L’Algérie épinglée par Amnesty international

 
Amnesty international épingle l’Algérie dans son rapport 2006 où elle déplore le maintien de l’état d’urgence et le refus de l’état algérien de rendre justice aux familles des disparus.
mercredi 24 mai 2006.

Amnesty International salue les efforts de l'Algérie en matière des droits de la femme.« Les femmes jouissent désormais des mêmes droits que les hommes en matière de transmission de la nationalité à leurs enfants. Certaines dispositions discriminatoires du code de la famille ont été modifiées. Parmi les changements importants, il y a lieu de citer l’introduction du même âge légal du mariage pour les hommes et les femmes, et l’obligation pour l’époux en cas de divorce de fournir un logement à son ex-épouse si celle-ci a obtenu la garde des enfants mineurs du couple », note AI.

La nouvelle loi a également abrogé le devoir d’obéissance de la femme envers son mari et introduit l’égalité des droits et des devoirs au sein du couple. « Toutefois, de nombreuses dispositions discriminatoires à l’égard des femmes ont été maintenues, notamment la polygamie et le droit au divorce unilatéral à l’initiative de l’époux. Les dispositions discriminatoires relatives au droit à l’héritage demeuraient également inchangées », lit-on dans le rapport.

Excepté ce volet, le rapport annuel d’amnesty international, a brossé un tableau peu reluisant de la situation des droits de l’homme en Algérie. Très critique, le document revient sur les événements qui ont marqué l’année 2005. La situation sécuritaire vient en tête des « préoccupations » de l’ONG internationale, qui souligne « la persistance » de la violence qui a fait, selon le rapport, « quelque 400 morts, dont des dizaines de civils ». « Des attaques menées par des groupes armés contre des cibles militaires et, dans une moindre mesure, civiles, ont continué d’être signalées », souligne le rapport.

La charte pour la paix, déjà critiquée l’année dernière par cette même ONG, propose des mesures d’exemption de poursuites ou de clémence pour les membres des groupes armés qui se rendent aux autorités. « Bien que les auteurs de certaines exactions graves soient exclus de ces mesures, aucun détail n’a été fourni à propos de la procédure permettant de décider quelles seront les personnes éligibles pour cette exemption », soutient le rapport. Si aucun nouveau cas de « disparition » n’a été signalé au cours de l’année, il reste que « l’on continuait de tout ignorer du sort de milliers d’Algériens disparus au cours des années précédentes », note Amnesty.

Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après l’Expression