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Abdelaziz Belkhadem dévoile ses priorités

 
Abdelaziz Belkhadem, le nouveau chef du gouvernement qui dispose de la même une équipe gouvernementale que son prédécesseur Ahmed Ouyahia, explique que ses priorités sont la révision de la Constitution et la hausse des salaires.
samedi 27 mai 2006.

Ahmed Ouyahia semble avoir été limogé pour assurer un 3ème mandat de 7 ans pour Bouteflika.Désormais, c’est bien le même gouvernement, qui a échoué, selon le FLN et le MSP, qui reste aux affaires, pour faire ce qu’il faisait déjà sous Ahmed Ouyahia. Car à l’évidence, en pourvoyant au poste de ministre de la Communication, on comble un vide mais on ne change rien. Ce qui change sans doute à la faveur du départ d’Ahmed Ouyahia et de l’arrivée d’Abdelaziz Belkhadem est le fait que la proposition de révision de la Constitution quitte le domaine du FLN pour devenir une des urgences du gouvernement. Voilà qui rétrécit singulièrement les objets de griefs supposés du président à son encontre.

En tout cas, cela tend à confirmer que ce n’est pas la gestion gouvernementale - même si Bouteflika ne s’est pas privé de la critiquer publiquement en faisant passer de mauvais moments aux ministres - du programme présidentiel. Après tout, Ahmed Ouyahia a beau ne pas être populaire, on lui reconnaît dans les arcanes de l’Etat un tempérament de bosseur qui rendait peu crédible l’accusation qui lui a été faite de ne pas être très entreprenant dans la réalisation du programme.

Même sur la question de la hausse des salaires, le président de la République ne paraissait pas éloigné d’Ahmed Ouyahia qui la conditionnait par une amélioration de la productivité. C’est vrai que Abdelaziz Belkhadem avait endossé à son compte cette demande de hausse des salaires réclamée depuis des années par les syndicats, mais en dépit de son importance cela ne fait pas un motif de changement de chef de gouvernement. Dans le pire des cas, cette question aurait été tranchée par un arbitrage du président en Conseil des ministres. Mais d’un point de vue factuel, cette hausse était déjà acquise sous Ouyahia et on n’attendait que le passage formel par la tripartite.

On a désormais la « preuve » par la liste du gouvernement que les parlementaires ont lancé, de manière tonitruante, des explications peu fondées ou excessives. Abdelaziz Belkhadem n’a pas fait mystère jeudi que la révision de la Constitution et la hausse des salaires seront ses priorités. Il reste à signaler que la reconduction du même gouvernement paraît être une continuation d’une « alliance présidentielle » qui ne convainc même pas ses propres protagonistes.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran