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Bouteflika sacrifie Ahmed Ouyahia

 
Le président Bouteflika s’est débarassé d’Ahmed Ouyahia et l’a remplacé par son poulain Abdelaziz Belkhadem pour accélérer le processus de révision de la constitution qui lui permettrait de se représenter pour un 3ème mandat aux élections présidentielles de 2009.
samedi 27 mai 2006.

Abdelaziz Bouteflika et son poulain Abdelaziz Belkhadem.Abdelaziz Belkhadem, a reconduit, moins de vingt-quatre heures après sa nomination, dans son intégralité le gouvernement sortant, à l’exception de la nomination de Hachemi Djiar, jusque-là conseiller du chef de l’Etat, au poste de ministre de la Communication. Ce dernier est resté vacant depuis le départ de Boudjemâa Haïchour, nommé lors du dernier remaniement ministériel du 1er mai 2005 à la tête du ministère de la Poste et des Technologies de l’information. C’est la seule nouveauté dans l’Exécutif d’Abdelaziz Belkhadem, remplaçant au pied levé d’Ahmed Ouyahia qui a dû démissionner sous la pression de fortes tensions éclatées au jour entre son parti, le RND, et le FLN majoritaire au Parlement, aidé en cela par les prises de position du MSP.

Le départ d’Ahmed Ouyahia s’explique, selon certains analystes, par le fait qu’il n’est point partisan d’une révision de la Constitution qui permettrait à l’actuel président, élu en 1999 et réélu pour cinq ans en 2004, de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat, alors que le FLN a fait de cette révision une priorité. Un point de discorde que le nouveau chef de l’Exécutif a remis sur table en réaffirmant, dès sa prise de fonction, que sa priorité serait d’amender la Constitution et d’augmenter les salaires. Officieusement, c’est le projet de révision de la Constitution qui est à l’origine du conflit entre Ouyahia et son successeur, initiateur et défendeur d’un tel projet devant permettre un troisième mandat au Chef de l’Etat et transformer l’actuel quinquennat en septennat avec la création du poste de vice-président.

Au plan social, l’augmentation des salaires soutenue par Abdelaziz Belkhadem aurait scellé le sort d’Ouyahia même si Abdelaziz Bouteflika a dans un premier temps, donné raison à Ouyahia en affirmant qu’une augmentation des salaires dépend de la productivité. De tout cet harcèlement subi par Ouyahia de la part de ses frères-ennemis de l’Alliance présidentielle, le Chef de l’Etat n’a soufflé mot. Ce changement, que rien ne justifiait au vu du bilan positif d’Ahmed Ouyahia, pourrait bien relancer la lutte de clans au moment où les caisses sont pleines mais où la grogne sociale ne cesse de bouillonner de l’intérieur.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après l’Expression