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L’Algérie à l’heure de la communication

 
Le récent changement de gouvernement en Algérie et la désignation d’un ministre de la communication doivent-ils être vus comme étant des signes d’ouverture du règime ou un énième gaspillage de l’argent public ?
lundi 29 mai 2006.

Abdelaziz Belkhadem oeuvrera-t-il pour une communication transparente au sommet de l'état algérien ?Le secteur de l’information est le seul depuis 1990 à n’avoir pas pu connaître un changement notable, si ce n’est dans le sens de la pénalisation de l’acte d’expression ; ce qu’on a désigné par le doux euphémisme du délit de presse ; au point que la presse est devenue un délit. Les différents titulaires de la communication qui ont proposé des projets de textes pour réformer le secteur, n’ont pas pu aller plus loin : parfois des commissions d’experts et de conseillers ont travaillé pendant des mois en pure perte, les travaux finissant toujours aux oubliettes.

L’ex-chef de gouvernement Ahmed Ouyahia avait même osé, en 2004, avant le premier tour de la présidentielle du 8 avril, cette terrible confession : il faut être plombé de la tête pour s’opposer à l’ouverture audiovisuelle, avant de se raviser et de faire amende honorable. Depuis, la messe est dite. L’Algérie sera certainement le seul pays de la région, avec le Soudan, à fermer le champ médiatique. Alors que nos voisins marocains, tunisiens et même égyptiens peuvent aligner plusieurs chaînes.

Avant de succéder à Ahmed Ouyahia, le nouveau chef de l’Exécutif, Abdelaziz Belkhadem, et néanmoins secrétaire général du FLN, parti majoritaire au Parlement et dans les autres assemblées élues, a installé un club de la presse qui a été chargé entre autres, de pondre une réflexion sur l’information en Algérie, prenant même sur lui de dénoncer l’emprisonnement des journalistes. Si une telle position donne le la, elle n’en reste pas moins insuffisante.

Dans la réalité, on ignore quels sont les projets de la nouvelle équipe dans le domaine des médias. El Hachemi Djiar a-t-il été chargé de mettre en oeuvre une nouvelle législation, de s’attaquer à ces citadelles que sont l’ouverture audiovisuelle et l’investissement pour sortir la communication du marasme dans lequel elle se débat ?

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après l’Expression