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Algérie : quelle place pour les langues étrangères ?

 
L’enseignement des langues étrangères en Algérie manque de ressources humaines qualifiées et souffre d’un déficit quantitatif et qualitatif, selon les spécialites.
mardi 30 mai 2006.

L'enseignement des langues étrangères nécessite des moyens humains et matériels dans lesquels l'Algérie n'a pas encore investit.« Dans le cadre de la réforme du système éducatif, la commission chargée de l’application de la réforme a placé la barre très haut. Le profil exigé pour les enseignants était d’avoir une licence pour tous les niveaux de l’enseignement, du primaire au secondaire », a indiqué le chef de cabinet au ministère de l’Education, M. Braham Khellaf.

Et d’ajouter que pour le primaire, les besoins sont de l’ordre de 24.000 à 25.000 enseignants, tout en soulignant que le nombre des licenciés, notamment en langue française, n’était pas suffisant pour couvrir les besoins. « Le ministère a opté pour une solution à court terme, consistant à faire appel aux licenciés en traduction ou en d’autres filières dont le cursus universitaire a été accompli en langue française », pour faire face à ce déficit.

Le responsable du ministère a mis l’accent, en outre, sur l’importance de « diversifier l’enseignement des langues » dans les différents paliers. Pour sa part, le président de la commission nationale des langues, M. Sid Ahmed Bouayad, a souligné que l’Algérie n’a jamais défini « une politique claire » concernant cet enseignement, relevant la nécessité « impérieuse » pour la classe politique de « préciser » sa position vis-à-vis de l’enseignement des langues étrangères.

Il a appelé les politiques à « ne pas faire de choix idéologique, mais de placer l’intérêt de l’Algérie avant tout ». Il a plaidé, par ailleurs, pour l’enseignement de la langue anglaise dans tous les cycles.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran