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Bouteflika à la Foire d’Alger

 
Le président Bouteflika a inauguré la 39e Foire internationale d’Alger où il a invité les investisseurs nationaux et étrangers à saisir les opportunités d’investissement qu’offre l’Algérie.
samedi 3 juin 2006.

Bouteflika à la Foire d'AlgerLa presse nationale venue très nombreuse couvrir cet important événement économique est restée, durant toute la tournée du chef de l’Etat, suspendue aux lèvres du Président dans l’espoir de trouver quelque chose « à se mettre sous la dent ». En tout et pour tout, on avait droit à une discussion « on off » d’une dizaine de minutes avec l’ambassadeur de France et quelques « mises au point » adressées aux exposants étrangers.

La visite a pris fin sans qu’aucun journaliste n’ait réussi à avoir « le scoop » sur ce que Bouteflika et l’ambassadeur de France se sont dit et aucun des ministres et de membres de la délégation d’officiels qui l’a accompagné n’ont réussi à apporter de réponses aux interrogations que tous se posaient, laissant place à la spéculation. Mais il est évident, comme beaucoup l’ont laissé entendre, que le président de la République a profité de la fin de sa visite au pavillon français pour évoquer avec l’ambassadeur l’épineuse question des relations algéro-françaises et le traité d’amitié qu’Alger conditionne par la reconnaissance des crimes commis contre le peuple algérien.

Il est également évident que le chef de l’Etat a tenu à ce que son « message » à son homologue français demeure « secret ». En tous les cas, à la fin de sa tournée au niveau de quelques stands français où il s’est contenté d’écouter les exposés des uns et des autres, Bouteflika a parlé, durant ce qui nous a paru une éternité, à l’ambassadeur à voix basse. Sa garde rapprochée a fait en sorte que tous les présents restent assez éloignés. Et le technicien, voulant faire forcément son travail, qui a rapproché le micro des deux hommes a rapidement été rappelé à l’ordre d’un ton ferme par un garde du corps.

L’ambassadeur que le chef de l’Etat a tenu par le bras durant les dix minutes est resté, lui aussi, muet sur l’objet de l’entrevue : « c’est entre lui et moi », aurait-il répondu à quelques journalistes qui avaient espéré « dénicher » l’information. Abdelaziz Belkhadem et El-Hachemi Djâaboub qui ont forcément tout entendu, car se trouvant juste derrière le Président, n’ont pas, eux aussi, soufflé mot. La suite de la visite a été marqué par quelques reproches que Bouteflika a franchement exprimés aux exposants. Aux Chinois, il a signifié son mécontentement sur leurs recours à des intermédiaires pour la commercialisation des produits. Si les Chinois veulent vendre, a déclaré le chef de l’Etat, il doivent le faire directement, sans passer par, entre autres les banques du Luxembourg. Une telle pratique, précise-t-il, pénalise le consommateur algérien qui paye les produits importés plus cher. Les relations commerciales entre l’Algérie et la Chine doivent être « transparentes », a-t-il signifié.

Synthèse de Samir, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran