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Les universités d’Algérie restent en grève

 
Les enseignants des universités d’Algérie ont suivi les recommandations du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) et maintiennent la grève dans les campus, déplorant le manque de propositions concrètes de la part du ministère.
samedi 3 juin 2006.

Les universités d'Algérie restent en grèveLes trois coordonnateurs du CNES avaient été interpellés, rappelle-t-on, par la police suite à une plainte du ministère de l’Enseignement supérieur pour « incitation à la grève ». Dans une déclaration rendue publique hier, les syndicalistes ont dénoncé « l’instrumentalisation de la justice dans le but d’entraver le libre exercice des libertés syndicales, garanti par la constitution ». Ils ont aussi posé comme condition sine qua non à l’ouverture des négociations avec la tutelle l’extinction de toutes les poursuites judiciaires engagées contre leurs trois collègues. Ils ont également exigé l’abandon des procédures administratives prises par la tutelle contre les enseignants grévistes.

Les administrations de plusieurs universités au Centre et à l’Ouest de l’Algérie avaient, en effet, mis en demeure les enseignants grévistes, et certaines, à l’exemple de l’université de Sidi-Bel-Abbès, ont même suspendu des membres du CNES. Réitérant leur soutien aux enseignants grévistes du Centre et de l’université de Constantine, les syndicalistes ont appelé tous les enseignants des autres universités à rejoindre massivement le mouvement de grève. Confirmant les décisions de maintien de la grève prises par les assemblées générales du CNES, ils ont appelé à une réunion urgente de la « coordination nationale de toutes les sections engagées dans le mouvement ».

Abordant les dernières déclarations du ministère de l’Enseignement supérieur à l’issue de sa réunion, mardi dernier, avec des représentants du CNES, les concernés ont déclaré qu’ils prennent acte de ces « intentions » dans l’attente d’une concrétisation réelle. De leur côté, les représentants des sections syndicales de CNES des régions Ouest et Est de l’Algérie, qui s’étaient réunis la fin de la semaine dernière, ont exigé « une prise en charge concrète de leurs revendications socio-professionnelles ».

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran