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Ahmed Ouyahia s’explique

 
Ahmed Ouyahia a défendu son bilan à la tête du gouvernement mais malgré son limogeage aussi mystérieux que rocambolesque, le président du RND réaffirme sa fidélité au président Abdelaziz Bouteflika.
samedi 3 juin 2006.

Ahmed Ouyahia s'expliqueAhmed Ouyahia a donné l’air d’être outré par les commentaires qui ont accompagné la rumeur de sa démission et sa demande de programmation de la déclaration de politique générale à l’APN. Ceux qui ont émané de ses pairs de l’alliance et du président de l’Assemblée l’ont particulièrement affecté. Il n’aura surtout pas digéré les propos malveillants qui ont terni sa gestion des affaires publiques. Il a réservé à ce volet une bonne part de son discours. La réalité, selon lui, sur les actions de son mandat à la tête du gouvernement, c’est « la croissance qui a dépassé 5% durant les trois dernières années, la réduction de 23 à 15,7% du taux de chômage, selon les statistiques de l’ONS, la réalisation de 360.000 logements, et le succès du dialogue avec les partenaires sociaux et économiques ».

L’ex-chef du gouvernement a considéré aussi que le pouvoir d’achat des Algériens s’est amélioré grâce à l’augmentation de 25% en septembre 2003 du salaire national minimum garanti (SNMG), non sans rappeler les résultats de la dernière réunion entre les syndicalistes, les holdings et les sociétés par actions (SPA) qui ont convenu de « réviser les conventions collectives prochainement ». A ceux qui lui reprochent de s’écarter du programme présidentiel, il répliquera que toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre de ce dernier. Programme qui continuait de se concrétiser puisque « 640.000 logements étaient en cours de réalisation à la fin du mois de mars et que 50% des grands projets inscrits dans le programme du gouvernement étaient lancés à cette date ». Les critiques qui lui sont adressées sur ce chapitre procèdent à ses yeux du populisme antinomique, selon lui, avec »les intérêts de l’Algérie ».

En marge du regroupement, l’ex-chef du gouvernement est revenu avec la presse sur les péripéties de sa démission et de la demande avortée de présenter son bilan devant les députés. Il confirmera qu’il a adressé le 8 mai une correspondance au président de l’APN, M. Saïdani, lui demandant de programmer la présentation de la déclaration de politique générale entre le 24 et le 31 mai. L’Assemblée a-t-elle enfreint la consultation en ne donnant pas suite à cette demande ? « Ce sont des élucubrations », répond Ouyahia qui déplore ce qu’il a appelé « le cirque » qui a eu lieu dans l’enceinte de l’Assemblée et les déclarations de certains autour de cette question.

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran