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L’Algérie face à la mondialisation

 
L’embellie financière que connait l’Algérie contraste avec le retard pris par le gouvernement dans la mise en oeuvre de la réforme de l’état algérien et son manque de préparation pour faire face à la mondialisation.
dimanche 4 juin 2006.

L'Algérie face à la mondialisationLes aspects matériels de ce potentiel et des modalités de sa prise en charge ont été largement passés en revue par la presse, mais cela ne tarit pas pour autant la réflexion, d’autant que de nombreuses déficiences continuent d’être enregistrées dans le traitement stratégico-opérationnel de nos moyens de paiement extérieur, suggérant ainsi la poursuite de l’analyse et l’ouverture d’autres champs d’investigation pour remédier aux carences. Dans cette optique, et du fait des limites largement prouvées de l’approche technique de nos capacités financières, on peut se demander si la problématique liée à ces dernières peut, sans dommage pour la compréhension des choses, être déconnectée de son contexte international, donc de la mondialisation.

Ce rapport de l’Algérie à la mondialisation est envisagé ici moins comme une simple généralité, un renvoi à un concept à l’évocation désormais récurrente ou à une réalité perçue ordinairement par tous, que comme un système qui remettrait en question la capacité de l’Etat à gérer en toute autonomie, dans le double espace économique national et international, les ressources financières dont il dispose. Déconstruire certains principes II n’y a rien d’affirmatif ni de définitif dans les interrogations que pourrait susciter l’influence de la mondialisation sur les prérogatives classiques de l’Etat et, plus globalement, sur la politique nationale économique et financière.

C’est pourquoi, les réserves financières de l’Algérie devraient permettre à l’Etat de consolider son droit de regard sur l’utilisation de ses deniers, de vérifier si sa souveraineté (capacité matérielle à exercer une autorité suprême), est ou non altérée par la globalisation économique, et d’évaluer les possibilités qu’il a de combiner, soit directement avec d’autres Etats, soit indirectement via la diplomatie et l’action des entreprises nationales privées et publiques, les avantages concurrentiels dans les domaines qu’il juge déterminants.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant