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L’Algérie épinglée par la CISL

 
Les libertés syndicales en Algérie seraient menacé par le gouvernement algérien qui utilise le harcèlement et les restrictions sur les droits à la grève pour étouffer toute contestation des travailleurs algériens, selon le rapport annuel de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL).
jeudi 8 juin 2006.

La CISL déplore la situation des libertés syndicales en Algérie.En plus du fait que bon nombre de travailleurs du secteur privé ont été victimes de mauvais traitement, le rapport a révélé que la liberté syndicale et le droit à la grève en Algérie sont « restreint » et il y a une détérioration tragique des conditions de travails et l’absence de couverture sociale. En dépit de l’adoption de l’Algérie des principaux accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Algérie se classe parmi les pays où sont exercés des harcèlements sur les libertés syndicales, selon le rapport de 2005 de la Confédération Internationale des Syndicats Indépendants, publié hier coïncidant avec l’ouverture de la 95éme session de l’Organisation Mondiale du Commerce conclue à Genève.

Dans son évaluation des conditions du monde du travail en Algérie, le rapport de la CISL a indiqué que les travailleurs sont victimes de mauvais traitement dans le secteur privé et dans le secteur non organisé. Plus de 26 syndicalistes du Syndicat nationale autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) et du Conseil nationale des professeurs du supérieur (CNES) sont poursuivis en justice par les autorités. Par ailleurs, le rapport a révélé que la liberté syndicale est « enchaînée », car les travailleurs ont le droit de « former des syndicats ouvriers », mais comme vous le constate la confédération la nature de la législation Algérienne dans le domaine du travail représente le frein aux pratiques syndicales, car les tribunaux ont le droit de dissoudre les syndicats « impliqués dans des activités illégales ».

Selon le même rapport, le harcèlement exercé sur les libertés syndicales se manifeste également par le fait que « les autorités évitent parfois de simplement inscrire de nouveau syndicats en refusant de reconnaître la réception des demandes d’enregistrement de ces syndicats ». Le rapport de la CISL a constaté « l’inexistence d’organisation dans le secteur privé et la désorganisation de l’économie » en Algérie, ce qui signifie que les patrons privés algériens ne respectent pas le droit syndical consacré par la constitution, et ce, en indiquant la détérioration tragique des conditions de travail, la non application du Code du travail, l’absence de couverture sociale et l’inexistence des droits syndicaux ».

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après El Khabar