La détention provisoire en Algérie : 10% du total des détenusLa détention provisoire en Algérie ne concernerait pas plus de 10% de l’ensemble des détenus, selon Tayeb Belaïz, le ministre algérien de la justice.
samedi 17 juin 2006.
Belaïz a expliqué, par ailleurs, que, selon les procédures générales en vigueur en Algérie, l’accusé doit rester en liberté avant la décision définitive de la justice, mais le code de procédure pénale définit des cas exceptionnels permettant au juge d’instruction de prononcer un mandat de dépôt lorsqu’il s’agit de graves délits. Le recours à ce procédé a lieu en général lorsque l’accusé peut éliminer les preuves ou exercer une influence sur les témoins, ou encore lorsqu’il est pris en flagrant délit, a indiqué le ministre, rappelant que, selon la loi, l’accusé doit comparaître devant la justice dans les huit jours qui suivent. Les associations de défense des libertés et droits de l’homme en Algérie, a dit le ministre, dénoncent la privation des libertés des personnes avant le jugement définitif mais elles oublient, a-t-il souligné, « les dommages subis par la victime ». « La justice algérienne respecte le principe de la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire », a-t-il assuré dans ce cadre, avant de souligner que « les plaidoiries se déroulent en présence de l’accusé ». Les mandats de dépôt relevaient, a rappelé Belaïz, « du pouvoir discrétionnaire du juge d’instruction, sans que ce dernier soit obligé de motiver son jugement ». Mais avec l’amendement de la loi en question, le mandat de dépôt doit désormais être justifié et peut faire l’objet de recours ou d’appel devant la chambre d’accusation, a-t-il indiqué. Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
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