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Les universités d’Algérie bloquées

 
Plusieurs universités d’Algérie poursuivent le mouvement de grève en raison de la non-satisfaction des revendications des enseignants qui s’estiment méprisés par le ministère qui semble jouer la carte du pourrissement.
dimanche 18 juin 2006.

Les universités d'Algérie en grève.A l’université de Blida, des affrontements ont eu lieu entre les chefs de départements de l’université de Blida et les enseignants grévistes qui se sont opposés à la tenue d’examens et le remplacement des surveillants par des agents de l’administration. Bousculades, dispute avec le personnel administratif et colère. C’est dans ces conditions que les étudiants devaient passer leurs examens.

Les enseignants grévistes campaient sur leur position. Et en fin de compte, un seul examen a pu être tenu, marqué par un nombre considérable d’absents. « Nous sommes en grève et nous sommes, donc, tenus de vérifier la conformité de chaque contrôle. Nous avons été empêchés, hier matin, par les chefs de département de faire ce constat. Mais notre détermination a été plus forte. De tous les examens prévus, seuls les étudiants de la 4ème année sciences économiques ont pu faire leur contrôle avec très peu d’étudiants puisque la majorité sont rentrés chez eux », a indiqué la représentante des enseignants grévistes. Quant aux étudiants de médecine et pharmacie qui devaient être transférés dans un autre établissement pour subir les épreuves, ils ont tout simplement refusé l’examination.

Mis à part cet incident, les autres universités du Centre, de l’Ouest et de l’Est de l’Algérie ont poursuivi leur grève en entamant hier la 6ème semaine. A Oran, à l’université de l’USTO, aucun examen n’a été tenu hier. Le coordonnateur de la section de l’USTO a souligné à propos de la prorogation de l’année universitaire jusqu’au mois de juillet que « c’est une reconnaissance de cette grève dont le ministère jusqu’à présent n’a fait que minimiser l’étendue ». A l’université de Sidi Bel-Abbès, les étudiants sont de plus en plus déterminés dans leur revendication du report des examens au mois de septembre.

Les internes commencent déjà à plier bagage pour rentrer chez eux. Quant aux enseignants grévistes, ils ont tenu, hier, une assemblée générale pour faire le point sur le mouvement de grève. L’assemblée a « déploré le mutisme de la tutelle et la légèreté avec laquelle l’administration tient à la réalisation virtuelle des examens et a réitéré sa demande pour l’ouverture immédiate de négociations avec le ministre de l’Enseignement supérieur sur la base de la plate-forme de revendications ».

Au Centre de l’Algérie, à l’université de Bab Ezzouar, les examens ont été reportés au 29 juin. A Constantine, à l’université Mentouri, les enseignants grévistes appréhendent la tournure que risque de prendre le mouvement avec ce qu’ils qualifient « d’intimidation et chantage » de la part de l’administration. Les examens sont toujours bloqués et les étudiants refusent de passer les épreuves dans ces conditions de tension.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran